Montgomery n’avait pas «perdu son vestiaire»

Agence QMI
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«C'est une journée de merde», a déclaré le capitaine des Bruins de Boston, Brad Marchand, mercredi, au lendemain du congédiement de l’entraîneur-chef de l’équipe, Jim Montgomery.
Si certains pensaient que l’entraîneur montréalais avait «perdu son vestiaire» à Boston et que c’est ce qui a mené à son congédiement, c’est un autre son de cloche qui résonnait parmi les joueurs de l’équipe.
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«Ça reflète notre jeu et c'était évitable, a déploré Marchand, en marge de l’entraînement de l’équipe. C'est ce qui est difficile dans tout ça: si on avait fait un meilleur travail, il serait encore là.»
«On se sent très mal en tant que groupe et individuellement, a-t-il ajouté. On a laissé tomber un très bon coach et une très bonne personne.»
Plus loin dans le vestiaire, l’as buteur David Pastrnak a essentiellement tenu les mêmes propos.
«Pour nous les joueurs, c'est une journée difficile, on se sent toujours coupables, a-t-il admis. "Monty" est tout un entraîneur, il nous a appris beaucoup.»
«On ne faisait pas le travail et à cause de ça, on a perdu un excellent coach et une bonne personne», a-t-il ensuite résumé.
Négociations difficiles
Le directeur général de l’équipe, Don Sweeney, a quant à lui dû s’expliquer au sujet de sa décision de congédier un troisième gagnant du trophée Jack-Adams de suite.
«Notre équipe ne performait pas du tout à la hauteur de nos attentes (...) pour moi, il fallait changer de trajectoire», a-t-il expliqué.
«Dans le cas de "Monty", on avait commencé des discussions de prolongation de contrat et on ne trouvait pas d'entente, a-t-il ensuite révélé. Et quand l'équipe s'est mise à sous-performer pendant 20 matchs, il fallait que je prenne une décision.»
L’homme qui remplacera Montgomery, Joe Sacco, fait partie de l’organisation des Bruins depuis 2014. Même s’il a droit à l’ultime promotion, le tout lui cause un pincement au cœur.
«Les 24 dernières heures ont été difficiles, pour moi et pour le reste du personnel, a-t-il affirmé. On a perdu un très bon coach et une meilleure personne. J'avais établi de forts liens avec Jim au cours des deux dernières années et demie, cela a fait de moi un meilleur entraîneur.»
«Je veux m'assurer de lui souhaiter le meilleur, a-t-il poursuivi. Il va retomber sur ses pieds, il est un trop bon entraîneur.»
Redresser la barre
Il faut désormais «aller de l’avant», a estimé Sacco, parce qu’afin de retrouver le niveau qui a été le sien dans les deux dernières saisons, l’équipe a du pain sur la planche.
«Il y a beaucoup de gars qui sous-performent cette saison et ça m'inclut, si on revient à nos standards, on va être corrects, a indiqué Marchand. Personne ne se dit que la saison est finie et qu'on ne peut pas renverser la situation. On doit être meilleurs, on le sait et on en a l'habileté.»
«Les joueurs doivent comprendre qu'on n'est pas où on a besoin d'être, a averti Sweeney. Soit on y revient, soit il y aura d'autres changements.»
Les joueurs semblaient cependant confortables à l’idée de se remettre au travail sous les ordres de Sacco.
Il est «très respecté ici, j'ai hâte de travailler avec lui», a avoué Pastrnak.
«Joe est ici depuis longtemps, il a été entraîneur-chef dans la LNH dans le passé, j'ai beaucoup appris de lui depuis que je suis ici», a souligné le défenseur Charlie McAvoy.
«Son expérience est vaste et surtout, il comprend (...) ce que c'est que d'être un Bruin», a-t-il ensuite observé.