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Découvrez à quel point le Jack-Adams est le pire mauvais sort...

Jim Montgomery n’aura pas fait long feu après avoir remporté le trophée Jack-Adams au printemps 2023.
Jim Montgomery n’aura pas fait long feu après avoir remporté le trophée Jack-Adams au printemps 2023. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-11-20T16:22:00Z

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Il n’y a pas un honneur individuel dans le monde du sport qui représente une plus mauvaise nouvelle que le trophée Jack-Adams, remis à l’entraîneur-chef de l’année dans la LNH. Ce prix, qui est censé célébrer l’excellence, est plus que jamais le baiser de la mort.

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Le constat ne date pas forcément d’hier, mais le congédiement par les Bruins de l’entraîneur-chef montréalais Jim Montgomery ramène sur le plancher le fait que la gloire est bien éphémère derrière le banc dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Montgomery a été sacré entraîneur de l’année au terme de la saison 2022-2023, après la récolte historique de 135 points des siens. Seulement 102 matchs plus tard, il n’est apparemment plus assez bon pour diriger les Bruins, auteurs de seulement 19 points en 20 matchs cet automne.

Une saison avant Montgomery, c’était le vétéran Darryl Sutter qui recevait le Jack-Adams en vertu d’une campagne inespérée de 111 points avec les Flames. Une seule saison de 82 matchs plus tard, l’équipe le congédiait.

Deux ans plus tôt, les Bruins, encore eux, voyaient Bruce Cassidy être élu entraîneur-chef de l’année. À peine 138 matchs plus tard, c’était la fin de son règne.

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Il y a eu aussi Gerard Gallant, que les Golden Knights ont liquidé 131 matchs après qu’il eut mis la main sur le trophée maudit.

Avant Jim Montgomery, Gerard Gallant a aussi été victime du couperet, peu de temps après avoir gagné le Jack-Adams.
Avant Jim Montgomery, Gerard Gallant a aussi été victime du couperet, peu de temps après avoir gagné le Jack-Adams. Photo AFP

Sorties expéditives

Au fil des ans, gagner le Jack-Adams, est devenu le signe que la fin arrivera plus vite qu’une sortie de zone de Cale Makar.

Ce prix a été remis à 50 reprises depuis la saison 1973-1974, faisant le bonheur (ou le malheur, c’est selon) de pilotes ensuite jetés comme de vieux chandails. Croyez-le ou non, mais pas moins de 25 entraîneurs célébrés ont été limogés de leur équipe avant trois ans.

Si vous avez vos math fortes de secondaire 4, vous comprendrez qu’on parle de 50% du total des entraîneurs de l’année qui ne valaient plus rien aux yeux de leur équipe à l’intérieur de trois ans!

Montgomery fait quant à lui partie d’une catégorie encore moins enviable de 30% (15 sur 50) des pilotes éjectés de l’avion avant deux ans.

À tout cela, il faut ajouter que huit entraîneurs gagnants du Jack-Adams n’ont pas été congédiés, mais qu’ils sont partis en raison d’un conflit contractuel ou autre mésentente avec leur équipe, à l’intérieur de trois ans.

En ajoutant ce nombre aux entraîneurs congédiés, on parle donc de 33 sur 50 lauréats qui n’étaient plus avec leur équipe au bout de trois ans, soit 66% des gagnants.

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Un mauvais sort incomparable

À titre comparatif, dans la NFL, depuis 1973, seulement 11 entraîneurs en chef sur les 50 qui ont été décorés du titre d’entraîneur de l’année ont été congédiés à l’intérieur de trois saisons.

Le taux, à 22%, n’a rien à voir avec la vitesse démesurée avec laquelle les entraîneurs les plus méritants sont jetés aux ordures dans la LNH. Dans la NFL, seulement trois entraîneurs ont fait moins de deux ans après avoir décroché cet honneur individuel.

Dans la NBA, sans remonter aussi loin, neuf entraîneurs de l’année depuis 2000 ont été congédiés avant d’entamer une quatrième saison avec leur équipe et seulement cinq avant deux ans. C’est élevé, mais rien de comparable à ce qu’on voit dans la LNH.

Dans la LNH, les entraîneurs, même les meilleurs, ne font que passer. Sur une période de 10 ans, soit de la saison 2012-2013 à 2021-2022, les gagnants du Jack Adams sont restés derrière le banc de leur équipe en moyenne 2,3 saisons, selon Daily Faceoff.

La morale de l’histoire, c’est que Jim Montgomery peut se consoler. Il est loin, vraiment loin d’être seul à subir l’impardonnable guigne du Jack-Adams.


LES 10 DERNIERS GAGNANTS DU JACK-ADAMS

2023-2024 Rick Tocchet (Canucks) – Toujours en poste

2022-2023 Jim Montgomery (Bruins) – Congédiement après 102 matchs

2021-2022 Darryl Sutter (Flames) – Congédiement après 82 matchs

2020-2021 Rod Brind’Amour (Hurricanes) – Toujours en poste

2019-2020 Bruce Cassidy (Bruins) – Congédiement après 138 matchs

2018-2019 Barry Trotz (Islanders) – Congédiement après 206 matchs

2017-2018 Gerard Gallant (Golden Knights) – Congédiement après 131 matchs

2016-2017 John Tortorella (Blue Jackets) – Départ après 5 saisons

2015-2016 Barry Trotz (Capitals) – Départ après 2 saisons

2014-2015 Bob Hartley (Flames) – Congédiement après 82 matchs

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