Coupe du monde: le minuscule Cap-Vert cause une surprise monstre contre la puissante Espagne


Jessica Lapinski
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C’est, pour l’instant, la grande surprise de cette Coupe du monde. Le minuscule Cap-Vert, plus petit pays de l’histoire à atteindre la phase finale du Mondial, a soutiré lundi à Atlanta un verdict nul de 0 à 0 aux allures de grand triomphe à la puissante Espagne, championne du dernier Euro.
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Le gardien Vozinha, en larmes au sifflet final, a porté l’archipel d’Afrique de l’Ouest sur ses épaules pour son premier match à la Coupe du monde, soutenu avec brio par une défensive hermétique que la Roja, pourtant troisième au classement de la FIFA, n’a jamais réussi à percer.
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Le Cap-Vert, pays d’à peine plus de 4000 km2, est pour sa part 67e et ne mise pas sur les mêmes vedettes que l’Espagne, championne du monde en 2010. Mais même l’entrée en jeu de la sensation de 18 ans Lamine Yamal, à la 71e minute de jeu, sous les acclamations des 67 600 spectateurs présents à Atlanta, n’a rien changé.
C’est vrai que les Espagnols ont menacé à la fin de la première demie, touchant notamment la barre transversale à la 39e minute. Ils ont dominé 23 à 6 au chapitre des tirs tentés. Mais trop inoffensifs, ce qui leur a parfois valu les sifflets de la foule, ils n’ont jamais réussi à trouver le fond du filet.

Première depuis 1966
En fait, ils auraient même pu être déjoués dans les tout derniers instants du match, quand le Cap-Vert, par l’entremise de Diney Borges, a cadré son premier tir de cette première rencontre du groupe H.
Preuve du manque de créativité de l’Espagne, Mikel Oyarzabal est devenu le premier joueur depuis 1966 à avoir joué les 30 premières minutes d’un match de Coupe du monde sans toucher une seule fois le ballon, selon le statisticien Opta.
Cette nulle a donc des allures de victoire pour le Cap-Vert, mais de défaite pour l’Espagne, qui se frottera ensuite à deux équipes plus redoutables, sur papier : l’Arabie saoudite, puis l’Uruguay.
- Avec l’Agence France Presse