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Mondial junior: sur les traces du paternel

Photo portrait de Roby  St-Gelais

Roby St-Gelais

2020-12-27T03:06:48Z

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En mettant une croix sur son aventure avec les Mooseheads d’Halifax en octobre dernier, Samuel Dubé voulait notamment se donner de meilleures chances de réussite de percer l’alignement de la formation allemande en vue du Mondial junior. Il a gagné son pari.

Fils de Yanick Dubé, un Gaspésien d’origine qui a remporté l’or avec Équipe Canada junior en 1994 et qui a fait la pluie et le beau temps avec le Titan de Laval dans la LHJMQ, l’attaquant canado-allemand suit les traces du paternel en vivant à son tour l’expérience du prestigieux tournoi du temps des Fêtes.

Avec Tim Stützle

Et même s’il ne porte pas le maillot à la feuille d’érable comme cela a été le cas pour son père, Dubé prend tout le plaisir du monde à porter les couleurs noir, rouge et jaune en compagnie de l’un de ses vieux amis en Tim Stützle, le troisième choix au total du dernier repêchage.

Utilisé pendant plus de 20 minutes en lever de rideau contre la Finlande, l’Allemand s’est bien comporté à ses débuts en marquant un but dans la défaite de 5 à 3 des siens le jour de Noël.

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Précieux conseils

Son père, qui avait connu un tournoi d’enfer il y a 27 ans en République tchèque avec cinq buts et autant de mentions d’aide en sept rencontres, lui a prodigué un conseil fort simple avant qu’il ne quitte vers la bulle d’Edmonton.

«J’ai grandi en Allemagne, alors pour moi, c’est normal de représenter l’Allemagne. C’est spécial d’être de retour au Canada parce que, chaque année, j’encourageais les deux côtés, mais c’est un honneur de jouer pour l’Allemagne.»

«Mon père m’a toujours parlé de ses expériences depuis que je suis jeune. Pour le tournoi, il m’a simplement dit de ne pas me mettre trop de pression sur les épaules, de jouer comme j’en suis capable et de m’amuser», a raconté le jeune homme de 18 ans, en entrevue téléphonique avec Le Journal quelques heures avant l’affrontement contre le Canada.

En 2015, la famille Dubé avait assisté à plusieurs matchs au Centre Bell, des souvenirs qui sont bien ancrés dans l’esprit du hockeyeur. «De vivre le tournoi en personne avec toute l’ambiance, c’était vraiment spécial. On avait assisté à presque tous les matchs!»

Les nombreux cas positifs à la COVID-19 au sein de la sélection germanique ont bien failli remettre à plus tard son rêve. La troupe de Tobias Abstreiter doit composer avec un effectif réduit de 14 patineurs et deux gardiens pour le moment.

«J’ai bien eu peur de ne pas participer au tournoi, mais je ne pouvais pas rien faire d’autre. Je suis content que les choses se soient replacées», a avoué le petit joueur de centre de 5 pi 9 po et 172 lb.

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Avec des hommes

Sans trop préciser les raisons qui l’ont poussé à tirer un trait sur son parcours dans la LHJMQ après deux saisons à Halifax, Dubé voulait avant tout donner un nouvel élan à sa carrière. Il s’est joint à l’une des nombreuses équipes du programme EC Red Bull de Salzbourg, qui évolue dans la Ligue professionnelle des Alpes regroupant des clubs en Autriche, en Italie et en Slovénie. Son père fait aussi partie du personnel d’entraîneurs de la réputée académie.

«Je voulais essayer de jouer chez les pros et c’est sûr que ça a rendu les choses plus faciles pour moi de faire l’équipe [de l’Allemagne] parce que c’était plus facile pour le coach de me voir jouer. De jouer avec des hommes, c’est différent, mais à date, ça va, on pratique beaucoup et j’ai l’impression que mon jeu s’améliore», a souligné Dubé, qui est né dans la ville de Bad Tölz lorsque Yanick défendait les couleurs du club local.

Dubé veut aussi se servir de cette scène internationale pour gagner des points auprès des recruteurs de la LNH, qui seront nombreux à scruter les espoirs de chacun des pays pendant la quinzaine.

«C’est un immense tournoi, mais comme je l’ai dit, je ne veux pas me mettre trop de pression. Je veux leur montrer ma vitesse, mes habiletés et mon désir de gagner.»

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