Mondial 2026: Trump dit que l'équipe d'Iran ne devrait pas participer pour sa propre «sécurité»
AFP
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La participation de l’Iran à la Coupe du monde de football semble encore s’éloigner jeudi, Donald Trump estimant que les joueurs de la Team Melli ne seraient pas en « sécurité » s’ils venaient aux États-Unis.
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« L’équipe nationale d’Iran est la bienvenue à la Coupe du monde, mais je ne pense vraiment pas que (l)a présence (des joueurs) soit appropriée, pour leur propre vie et sécurité », a déclaré M. Trump sur son réseau Truth Social au 13e jour de la guerre au Moyen-Orient.
Les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une vaste offensive aérienne sur l’Iran, décapitant dans les premières heures la direction politico-militaire de la République islamique en tuant dans une frappe son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Le président américain n’a pas précisé dans son court message quels dangers courait la sélection iranienne. Elle doit jouer ses matches de groupe dans l’ouest du pays où vit une très importante et ancienne communauté iranienne depuis la Révolution islamique, en grande partie acquise à la cause de la monarchie renversée en 1979.
L’Iran doit affronter dans le groupe G la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles puis l’Égypte à Seattle. Son camp de base durant le tournoi est censé être situé à Tucson, dans l’Arizona.
La FIFA n’a pas immédiatement réagi aux requêtes de l’AFP pour un commentaire, mais le patron de l’instance internationale, Gianni Infantino, avait assuré mercredi que Donald Trump lui avait promis, lors d’un entretien la veille à Washington, d’accueillir la sélection au Mondial (11 juin-19 juillet).
« Impossible de participer »
« Au cours de nos échanges, le président Trump a réaffirmé que l’équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour disputer le tournoi aux États-Unis », coorganisateur aux côtés du Mexique et du Canada, avait écrit le dirigeant italo-suisse sur son compte Instagram. La Maison-Blanche avait confirmé ses propos.
Le ministre des Sports iranien, Ahmad Doyanmali, avait en revanche estimé que « compte tenu » des frappes israélo-américaines sur son pays depuis le 28 février, les conditions de sécurité entourant la Team Melli n’étaient pas réunies pour une participation à la compétition.
Les joueurs « ne sont absolument pas en sécurité », avait-il dit à la télévision iranienne, expliquant que « compte tenu des actions néfastes (des États-Unis) il nous est impossible de participer à ce tournoi ».
Si l’Iran déclarait forfait, une première pour un pays qualifié pour le Mondial depuis 1950, la FIFA devrait lui trouver un remplaçant à moins de trois mois du début de la compétition.
Lundi, Donald Trump avait apporté son soutien aux joueuses de l’équipe nationale iranienne qui avaient refusé de chanter l’hymne national avant un match de la Coupe d’Asie en Australie. Il avait demandé aux autorités de Canberra de leur octroyer l’asile politique au lieu de les renvoyer en Iran où elles auraient été « très certainement tuées ».
Le silence des footballeuses avait été interprété comme un acte de rébellion, un présentateur de la télévision d’État les accusant d’être « traîtres en temps de guerre ».
Six membres de l’équipe ont ensuite obtenu l’asile en Australie. Le reste de la délégation, qui comptait 26 membres au départ, a quitté le pays mardi soir.