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Mon cri du cœur a été entendu: la première bonne nouvelle dans le financement du sport en 15 ans

Photo portrait de Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil

2026-04-28T23:56:54Z

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Ça n’a pas d’allure que dans un pays comme le Canada, le sport soit un luxe pour une famille de la classe moyenne. Le sport, ce n’est pas un luxe. C’est tellement bon pour le développement des enfants, des adolescents.

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Ça leur permet de développer des qualités qui vont les aider à réussir dans la vie.

Je ne suis pas un expert des chiffres, mais j’espérais exactement ce genre d’annonce gouvernementale quand j’ai décrié dans les pages du Journal, en février, le manque de financement du sport au Canada.

Ça prenait de l’argent pour faire bouger la population. Ça prenait de l’argent pour soutenir l’organisation d’événements d’envergure, qui vont inspirer, qui vont aider les athlètes d’ici à se développer.

Ce que j’entendais dans les dernières années, c’est qu’il était de plus en plus difficile d’organiser, par exemple, une étape de la Coupe du monde au Canada sans être déficitaire.

J’avais aussi évoqué, dans ma chronique du 24 février dernier (à lire ici), les enjeux financiers qui peuvent ralentir la vie d’un athlète amateur de haut niveau. Devoir payer pour ses déplacements, pour son hébergement, pour son entraînement dans le cadre d’un Championnat du monde, par exemple, alors que l’on vient tout juste de remporter une médaille aux Jeux olympiques...

Où chaque dollar compte

Maintenant, est-ce que l’argent sera dépensé correctement ? Je ne le sais pas. Mais des mauvaises dépenses, il y en a partout.

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Sauf que le sport de haut niveau, c’est rarement un endroit où il y a de la corruption. C’est un domaine où on a appris, au fil des ans, à tenter de faire plus avec moins.

J’aime critiquer ma fédération sportive, parfois, mais je sais qu’elle est rendue consciente, comme plusieurs autres, que chaque dollar compte.

Les gens qui œuvrent dans ce domaine sont passionnés par le développement du sport, par l’activité physique.

Alors, je suis assez confiant, même je pense qu’il faudra mettre des mesures en place pour s’assurer qu’il soit bien géré.

J’irai serrer des mains

Je ne savais pas ce que l’annonce de mardi comporterait, mais je savais que ma chronique intitulée Pourquoi le Canada régresse aux Jeux olympiques avait été lue par les instances gouvernementales. Je sais qu’elle a été le sujet de discussions.

Qu’il soit ainsi question de sport dans la mise à jour gouvernementale, ça me fait chaud au cœur.

Ce sont des journées comme ça qui assurent la pérennité du sport au pays. C’est une des premières belles nouvelles dans le financement du sport au Canada depuis que j’ai fait mes débuts au sein de l’équipe nationale, il y a 15 ans.

Un pays dans lequel une famille ne devrait pas mettre une croix sur la saison de hockey de leur jeune, faute d’argent.

Dans ma dernière chronique, je disais que tous les quatre ans, après les Jeux olympiques, les politiciens nous invitaient à Ottawa pour nous dire à quel point ils sont fiers de nous.

Mais les babines ne suivaient pas les bottines. Une fois les caméras éteintes, on se fichait de nous.

Je ne pensais pas me déplacer à Ottawa, cette année, afin de prioriser ma famille.

Finalement, ça va me faire plaisir d’aller leur serrer la main. Parce que cette annonce, ce sont plus que de belles paroles : ce sont de beaux gestes.

– Propos recueillis par Jessica Lapinski

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