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Mission des PM à Washington: «Les impacts vont être assez limités»

Agence QMI

2025-02-12T15:35:15Z

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La mission que mènent les premiers ministres canadiens à Washington sur fond de menaces tarifiaires formulées par le président américain Donald Trump aura des impacts assez limités sur la partie de bras de fer qui se profile entre le Canada et les États-Unis, a estimé une ancienne ambassadrice.

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«On débarque en mission à plusieurs premiers ministres dans un environnement très saturé, au début du mandat du président Trump. Alors, les impacts que ça va avoir vont être quand même assez limités, il faut se le dire», a expliqué Louise Blais lors d’une entrevue accordée à QUB radio, diffusée sur les ondes de 99.5 FM.

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L’administration du nouveau président Donald Trump a l’intention d’imposer des droits de douane de 25 % sur l’acier et l’aluminium qui seront importés au pays dès le 12 mars. Ce taux s’ajoutera à celui de 25 % qui pourrait être imposé le 4 mars sur l’ensemble des importations canadiennes.

Or, ce voyage, qui permettra aux élus de rencontrer des gens du milieu des affaires, servira surtout à préserver des liens essentiels sur le long terme, et ce, malgré l’incertitude, selon la représentante du Canada à l’ONU.

«Je pense qu’il faut, quand on leur parle, rester positif, rester ouvert. Et il faut penser à l’après aussi. Il faut penser à l’après-tarif, à l’après-Trump. Il ne faut pas casser tous les pots», a dit Mme Blais.

«Il faut aussi avoir l’air d’être un partenaire, faire preuve de sang-froid. L’impression qu’on donne est tout aussi importante que d’essayer de gagner des points», a-t-elle poursuivi.

Jim Farley, le patron du constructeur automobile Ford, s’est dit inquiet mardi face aux menaces tarifaires de Donald Trump en affirmant qu’elles allaient entraîner «beaucoup de coûts et beaucoup de chaos» dans l’industrie si elles se concrétisaient.

Parler aux Américains

L’envie de profiter de cette mission pour s’adresser directement au peuple américain est à prendre avec des pincettes, selon Louise Blais.

«Quand on fait par exprès pour aller sur Fox News, sur CNN, sur MSNBC, pour dire aux Américains que le président qu’ils ont élu ne prend pas de bonnes décisions pour eux, bien, c’est risqué. Parce que ce n’est pas juste que ça ne va pas être bien reçu du président qui est un peu rancunier. Je ne pense pas que les Américains aiment se faire donner la leçon», a-t-elle souligné.

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