Mike Babcock brise le silence
Agence QMI
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Souhaitant «mettre les choses au point», Mike Babcock a livré une première entrevue depuis son congédiement, à quelques jours de ses débuts comme analyste avec le réseau NBC. L'ancien entraîneur a concédé qu’il avait commis quelques erreurs tout en affirmant que certains faits avaient été mal rapportés.
Autrefois à la barre des Maple Leafs de Toronto, de 2015 à 2019, Babcock est notamment revenu sur des critiques formulées par Johan Franzen, qu’il a dirigé avec les Red Wings de Detroit, et sur cette autre histoire impliquant Mitch Marner, avec Toronto.
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Rappelons que le quotidien «Toronto Sun» avait rapporté, en novembre dernier, que Babcock aurait demandé à Marner, lors de sa toute première campagne avec les Maple Leafs en 2016-2017, de faire une liste des joueurs de l’équipe classés selon la qualité de leur éthique de travail, en privé. Le pilote aurait ensuite affiché la liste dans le vestiaire.
Or, s’il reconnaît avoir fait cette demande à Marner, Babcock a toutefois donné une version légèrement différente de l’histoire.
«Ce n’est pas de cette façon que c’est arrivé, a dit Babcock dans une entrevue avec le site The Athletic publiée mardi. Mitch était dans mon bureau. Nous parlions d’éthique de travail. Je lui ai demandé où il se classait. Il n’y a pas eu de problème, c’était une bonne réunion.»
«Mais ensuite, j’ai rencontré, je crois que c’était [Tyler] Bozak. Ce que j’ai fait et j’ai fait une grosse erreur, j’ai su aussitôt que c’est arrivé... Quand nous avons parlé à propos de la compétitivité, j’ai dit: "Regarde où Mitch se place."»
Babcock a ensuite offert à Marner ses excuses tout en lui offrant la possibilité d'éclaircir la situation avec ses coéquipiers. Une offre que Marner a refusée.
Question de perspective
À propos de Franzen, qui avait publiquement critiqué ses habitudes en affirmant qu’il était «la pire personne au monde», l’ancien instructeur s’est dit troublé puisqu’il n’avait pas lui-même eu la même analyse de ce que le Suédois a considéré comme de l’intimidation.
Babcock travaille toutefois à sensibiliser la population à la santé mentale depuis très longtemps, et il ne se pardonne pas pour cet épisode, survenu à un moment où Franzen souffrait de symptômes de commotion cérébrale depuis des mois et d’une dépression.
«Ce n’est pas important ce que j’ai perçu, a lancé Babcock. Quand vous parlez de ce genre de choses, si la personne – peu importe si c'est un collègue, votre épouse, un étudiant – pense que l’environnement est [malsain], c’est ce qu’elle ressent. Maintenant, j’aurais assurément aimé savoir à ce moment-là. Et j’aurais pu faire quelque chose pour cela. À part des excuses, il n’y a pas grand-chose que je peux faire maintenant. Est-ce que ça fait mal? Absolument.»
«En fin de compte, vous faites beaucoup de choses en 32 ans en tant qu’entraîneur que vous aimeriez faire différemment. (...) C’est la nature humaine. Dans le feu de l’action, de nombreuses choses sont dites.»
Un possible retour
Pour la suite des choses, Babcock ne ferme pas la porte à un retour comme entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey (LNH), lui qui a notamment obtenu une entrevue avec les Capitals de Washington cet été.
Le Canadien de 57 ans montre une fiche de 700-418-19-164 en 17 saisons dans la LNH, dont deux avec les Mighty Ducks d’Anaheim. Il a remporté la coupe Stanley en 2008 avec les Red Wings.
«Je ne sais pas quelle est la prochaine étape, a-t-il admis. Mais je sais qu’il y a une saison raccourcie et que tout le monde a un entraîneur. Mes chances d’entraîner dans la LNH cette année sont très, très minces.»
Babcock amorcera son travail devant la caméra dimanche.