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Médaillé d’or à ses derniers Jeux olympiques face à son plus grand rival: «C’est le scénario idéal» pour Mikaël Kingsbury

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-02-15T10:59:41Z
2026-02-15T14:06:11Z

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LIVIGNO Italie | Dans une finale olympique de rêve entre les deux meilleurs skieurs des cinq dernières années, Mikaël Kingsbury a offert une première médaille d’or au Canada en remportant l’épreuve des bosses en parallèle devant son plus grand rival Ikuma Horishima.

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À son dernier tour de piste olympique, dimanche dans les Alpes italiennes, Kingsbury voulait quitter sur un coup d’éclat et il n’a pas raté cette occasion. «Je voulais vraiment être le premier médaillé d’or de l’histoire en duel», a-t-il déclaré. «Je savais qu’il s’agissait de mes derniers Jeux et j’ai tout donné. Je me suis amélioré à chaque descente et j’étais à mon meilleur en finale où j’ai vidé complètement le réservoir.»

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«C’est le scénario idéal», de poursuivre Kingsbury qui conclut sa carrière avec cinq médailles olympiques – deux en or et trois en argent – en quatre participations. «J’ai battu le meilleur skieur au monde... après moi [sourires].»

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Dans la finale face à son ami japonais, Kingsbury a lancé un cri primal quand il a réalisé que Horishima était pratiquement sorti du parcours. Avant le dernier saut, la victoire était dans le sac. «J’ai tellement crié fort. Je l’ai fait. En franchissant la ligne d’arrivée, je me suis lancé au sol.»

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Kingsbury était heureux d’avoir brisé la glace pour le Canada en récoltant une première médaille d’or.

«J’ai vu beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux comme quoi le Canada était maudit en Italie. Je suis donc heureux d’obtenir la première médaille d’or de notre pays. Il n’y a pas de plus beau sentiment dans le monde que d’entendre l’hymne national de ton pays. C’était irréel.»

Une saveur différente pour cette deuxième médaille d’or

Médaillé d’or en 2018 à PyeongChang, Kingsbury monte de nouveau sur la première marche du podium après l’argent à Pékin en 2022 et à Sotchi en 2014.

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«En 2018, c’était la réalisation d’un rêve, mais, cette fois, je voulais donner une raison de célébrer à ma blonde, à mon fils et à ma famille», a-t-il exprimé. «J’ai tout donné et mon corps a suivi. On m’a fait des bandages et je suis reconnaissant envers mon équipe qui a été incroyable.»

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«Ma 100e victoire à Val Saint-Côme a été incroyable, mais je n’avais pas le niveau souhaité», d’ajouter la fierté de Deux-Montagnes. «Ce ne fut pas facile de rater la Coupe du monde de Waterville et de retourner au gymnase, mais ce fut la meilleure décision. En finale olympique, ma tête pensait au ski et non à se protéger.»

Kingsbury affirme qu’il est rapidement passé à autre chose après la déception de sa deuxième place à l’épreuve individuelle où un bris d’égalité a été nécessaire pour confirmer la victoire de l’Australien Cooper Woods.

«J’ai passé par-dessus ma frustration», a-t-il dit. «Quand j’ai lancé mes skis au sol, j’avais besoin d’évacuer. Ce ne fut pas la meilleure façon de le faire, mais ça m’a fait du bien. Je me suis dit que peu importe ce qui arriverait en duel, j’avais connu une belle carrière olympique. J’ai abordé le duel avec le couteau entre les dents.»

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Une présence intimidante

Avec de bons départs, Kingsbury a mis de la pression sur ses adversaires et les a poussés à l’erreur.

En quarts de finale, le Coréen du Sud Daeyoon Chung a fait une sortie de piste; en demi-finale, le Japonais Takuya Shimakawa a commis une grosse erreur qui a rapidement ruiné ses chances; et en finale, Horishima s’est sorti de la lutte quelques bosses avant le deuxième saut. Dans les trois cas, ce furent des victoires à sens unique au pointage.

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«J’ai une prestance en haut et mes adversaires savent qu’ils doivent pousser la machine», a expliqué Kingsbury. «Ils vont parfois au-dessus de leur 100%. Avec un bon départ, je suis capable de mettre de la pression.»

Son entraîneur Michel Hamelin a très bien illustré cette réalité difficile pour les rivaux de son protégé. «Quand tu affrontes Mik, tu dois mettre plus de sauce», a-t-il illustré. «Ses adversaires y vont souvent le tout pour le tout. Soit tu gagnes comme on l’a vu avec Cooper Woods jeudi, dans l’épreuve individuelle, [...] soit tu sors de piste.»

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Kingsbury adore les duels. «Je deviens un humain différent dans ces circonstances», a-t-il affirmé. «Tu affrontes une autre personne et l’adrénaline est différente.»

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