Mikaël Kingsbury mijote déjà son plan de retraite
Le meilleur skieur acrobatique de tous les temps souhaite redonner aux suivants ou se lancer dans l’immobilier


François-David Rouleau
Partager
Que ça plaise ou non aux amateurs de ski acrobatique et à ses plus grands admirateurs, Mikaël Kingsbury prévoit faire ses adieux à la compétition après les prochains Jeux olympiques en Italie et au terme de la saison 2026. Déjà, il commence à tracer les lignes de sa retraite.
• À lire aussi: Ski acrobatique : comment Julien Viel jongle entre la qualité et résultats
• À lire aussi: D’une butte de Saskatoon au top 5 mondial de ski acrobatique
• À lire aussi: Le «Houdini» derrière la magie de Mikaël Kingsbury
Le roi des bosses n’a pas l’intention de se la couler douce à la sauce «Liberté 45».
Qu’a-t-il en ligne de mire?
À part titiller la petite balle blanche sur les allées et les verts de parcours de golf, il souhaite léguer aux prochaines générations une partie de son savoir en ski acrobatique.
«Je pourrais aider, surtout sur l’aspect de l’approche aux courses et tout le côté psychologique qui y est associé», insiste le plus grand bosseur de tous les temps qui s'approche de la barre des 100 victoires.

«Je peux aussi aider dans la gestion de course et les stratégies à adopter selon les pistes, les parcours et les prises de décisions dans le feu de l’action», ajoute Kingsbury.
Bon coussin
Sinon, du côté financier, l’athlète de 32 ans n’a pas à s’inquiéter.
Faisant la pluie et le beau temps sur les pistes de la Fédération internationale de ski (FIS) depuis 15 ans en enchaînant les victoires et les podiums, un calcul rapide des bourses accumulées au fil du temps permet d’entrevoir une savoureuse retraite.
Une place sur le podium dans une course FIS de ski acrobatique est assortie de chèques variant de 6000 à 21 500$ canadiens. La saison 2025 compte 10 étapes, dont neuf avec la présentation de deux courses.

«Je suis chanceux, je gagne bien ma vie avec mon sport et l’appui de mes commanditaires. Quand tu vois le dépôt de tes bourses en francs suisses dans ton compte de banque, à coup de 7 à 10 victoires par saison, ça fait un bon salaire.
«J’ai été intelligent avec mon argent. Je n’ai presque pas touché à mes gains. Mon argent travaille pour lui-même», raconte-t-il, en assurant ne pas avoir skié pour l'argent. Mais c’est motivant quand tu peux bien te lancer dans la vie.»
L’immo
S’il ne profite pas de ses innombrables contacts dans le monde du sport pour y évoluer après avoir accroché ses planches, il affirme avoir un intérêt marqué pour le domaine de l’immobilier. Assez pour se lancer en affaires et assembler des projets.
«Je veux faire quelque chose quand ce sera terminé. Si on me demande de faire de la télévision en commentant ou analysant des courses, je vais le faire. Si c’est de l’immobilier, je vais le faire. Si c’est du coaching à 45 ans, je vais le faire aussi. Il n’y a pas d’ordre précis.»
Mais avant tout, en 2026-2027, avec ses dizaines de trophées et ses centaines de médailles, il prendra le temps de mettre ses deux pieds sur le «pouf» pour se reposer quelque temps et ensuite réfléchir à son plan de retraite.