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Ski acrobatique: médaillé à Val St-Côme Julien Viel jongle entre qualité et résultats

Le talentueux skieur québécois a poussé la machine et obtient des résultats à Saint-Côme

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2025-02-02T17:30:00Z
2025-02-02T18:00:00Z

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SAINT-CÔME | Sur une paire de skis, Julien Viel gère deux petits diables: l’artiste et le compétiteur. La bataille entre les deux n’est pas de tout repos. L’un cherche la perfection tandis que l’autre désire des résultats.

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«Je suis un passionné. Un artiste. J’aime beaucoup mon sport», insiste le jeune et talentueux skieur de 23 ans, se décrivant comme un gars réservé, dans sa bulle, un peu bizarre et lunatique.

«Beaucoup de skieurs dans cette discipline cherchent à gagner des courses et à faire des podiums», poursuit-il en soulignant effectivement l’objectif de tout athlète.

C’est à ce moment précis qu’on entre dans son raisonnement et qu’on perçoit les deux petits diables qui se tiraillent sans cesse, parce que toute présence dans l’équipe nationale commande des résultats.

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

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La qualité prime

«Moi, ce qui me propulse dans ce sport, c’est plus la passion du ski que la performance absolue. Je veux bien faire, évidemment, mais le plus important, c’est d’exécuter la meilleure descente, peu importe le résultat.»

«Si je passe une mauvaise journée, que ma descente n’est pas à mon goût et que j’obtiens un bon score, je ne suis pas satisfait», poursuit-il pour expliquer sa philosophie sportive. «À l’opposé, si je suis satisfait de ma descente et que le score n’est pas à la hauteur, je ne m’en fais pas.»

À sa troisième saison complète au sein de l’équipe nationale, Viel tente d’arrimer sa philosophie à la réalité. En souhaitant conserver sa créativité, il veut davantage pousser la machine pour être plus rapide et sauter plus haut.

«C’est quelque chose qui est difficile et avec lequel je ne suis pas très à l’aise. Mais c’est nécessaire pour passer au niveau suivant. C’est la coche qui me manque pour accéder constamment au top 5

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
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Les résultats aussi

Cette saison, l’entraîneur Michel Hamelin, responsable de la performance, talonne davantage son poulain rempli de talent.

«On est dépendant des résultats. Je mets souvent Julien devant les circonstances pour qu’il effectue une descente “sur demande”. C’est-à-dire que je lui annonce qu’à sa prochaine descente, il doit faire un peu plus que ce que je lui demandais depuis quelques descentes en poussant la vitesse et les manœuvres dans les sauts», explique l’instructeur gravitant dans la formation nationale depuis plus de 20 ans.

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«La descente qu’il effectuera sur demande devra donc être égale ou meilleure que les précédentes», poursuit-il sur cette façon d’entraîner, entre autres, la nouvelle génération. «En course, il faut savoir répéter ou faire mieux que ce que l’on fait à l’entraînement. Si tu fais moins bien, ben...»

Avec un gars comme Julien, brillant et passionné, il ne peut donc pas le laisser aller à sa guise et attendre la descente divine, car «ça peut être long», laisse-t-il tomber à la blague. «Je dois le lui demander.»

Objectif payant

Et vendredi soir, dans un froid glacial à Val Saint-Côme alors qu’il avait été malade comme un chien en matinée, Viel a aligné les bonnes descentes «sur demande» en poussant la machine, dans la vitesse et dans les sauts. Si bien qu’il était suffisamment à l’aise pour exécuter à merveille une nouvelle manœuvre.

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Ses trois impeccables et impressionnantes descentes lui ont permis de grimper sur la deuxième marche du podium, tout juste derrière celui qu’il considère comme le meilleur et le plus grand athlète en sport individuel de tous les temps.

Ses deux p’tits diables avaient fait la paix au sommet de la piste! 

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