Merci mesdames

Félix Séguin, TVA Sports
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Mon patron à TVA Sports, Louis-Philippe Neveu, a eu la brillante idée d’organiser une semaine thématique toute féminine afin de souligner la Journée internationale de la femme.
Cette initiative m’a poussé à réfléchir et à réaliser à quel point plusieurs femmes avaient eu un impact positif sur ma carrière.
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Le premier nom qui me vient à l’esprit est celui de Chantal Machabee. Comme bien des garçons de ma génération, je la regardais quotidiennement lire le bulletin de sports. Tous les gars connaissaient Chantal. Elle faisait partie de notre quotidien.
J’ai eu le grand plaisir de travailler avec elle pendant neuf ans et je la côtoie encore sur une base régulière. C’est une pionnière. Chantal a ouvert la voie à plusieurs jeunes filles qui ont voulu faire comme elle. Mon souhait le plus sincère est qu’elle soit intronisée au Panthéon des Sports du Québec. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas déjà fait.

Plus jeune, je regardais aussi le tennis avec Hélène Pelletier, le soccer avec Claudine Douville et les Jeux olympiques avec Marie-Josée Turcotte. J’appréciais leur éloquence, leur authenticité, leur connaissance et leur professionnalisme.
Puis, j’ai eu moi-même la chance de travailler avec des femmes qui avaient un rôle d’analyste à mes côtés.
J’ai vécu une expérience très enrichissante avec Danièle Sauvageau lors des Jeux olympiques de 2010. En décrivant les matchs de hockey féminin à ses côtés à Vancouver, j’ai réalisé à quel point elle avait un regard différent, rafraîchissant et précis sur le hockey, et pas seulement sur le hockey féminin.

D’ailleurs, je juge que Danièle n’est pas reconnue à sa juste valeur puisqu’elle a une feuille de route hors du commun. Elle a été analyste à la Soirée du Hockey, entraîneuse adjointe dans la LHJMQ et entraîneuse-chef de l’équipe canadienne qui a remporté l’or aux Jeux de 2002. Elle a eu et a encore un rôle important sur le développement du hockey féminin au Canada et elle a aidé notamment Hayley Wickenheiser, Kim St-Pierre, Caroline Ouellette et Marie-Philip Poulin à atteindre les plus hauts sommets de leur sport. Danièle mérite un jour d’être intronisée au Temple de la renommée du hockey.
En 2012, j’ai eu le grand privilège de décrire les compétitions de plongeon avec Annie Pelletier lors des Jeux olympiques de Londres. Tous sports confondus, Annie demeure encore aujourd’hui l’une des meilleures pour vulgariser et expliquer son sport. Avec elle, la perfection n’est pas un objectif, c’est une nécessité.

Au fil des ans, j’ai eu aussi le grand bonheur de travailler avec Marie-Ève Pelletier pour le tournoi de tennis à Montréal et à Toronto. J’ai toujours été impressionné par sa douceur, son expertise et son jugement. D’ailleurs, j’aimerais la voir davantage à la télé. C’est un souhait.

Présentement, mes collègues Elizabeth Rancourt et Frédérique Guay m’impressionnent beaucoup. Elles démontrent énormément d’aplomb. Elizabeth fait sa place à l’animation des matchs de hockey et Frédérique a démontré son aisance et sa polyvalence tant au soccer de l’Impact de Montréal qu’au tennis. Eli et Fred auront aussi une influence positive sur la prochaine génération.
Il y a d’autres femmes qui font leur place. Je pense à Andrée-Anne Barbeau, Daphnée Malboeuf et j’en oublie sûrement. Et présentement, on voit aussi davantage à la télévision Mélodie Daoust, Manon Rhéaume et Kim St-Pierre donner leur opinion sur le hockey. Ça fait du bien. C’est un vent de fraîcheur.
Un souhait que je caresse est celui de voir un jour une femme décrire des matchs de la LNH sur une base régulière. Je le souhaite. Ça viendra.
Merci mesdames.
Bonne Journée internationale de la femme.