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«Merci, J.-C.»: Michel Therrien affecté par le décès de son mentor, Jean-Claude Morrissette

L’ancien entraîneur-chef du Canadien, du Titan de Laval et des Prédateurs de Granby sera à jamais reconnaissant de tout ce qu’a fait pour lui Jean-Claude Morrissette

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2025-11-12T20:46:29Z

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Quand le téléphone de Michel Therrien a sonné en fin de soirée mardi soir et qu’il a aperçu le nom de la conjointe de Jean-Claude Morrissette sur l’afficheur, il savait que quelque chose clochait. Après qu’il eut appris la triste nouvelle du décès de celui qu’il considérait comme son deuxième père, une tonne de souvenirs se sont bousculés dans sa mémoire.

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C’est le propriétaire du Titan de Laval de 1985 à 1995 qui lui a offert sa première occasion derrière un banc en le nommant adjoint en 1990. Il a ensuite épaulé Bob Hartley de 1991 à 1993, avant de lui confier les rênes du club junior la saison suivante.

«Jean-Claude a été une personne très importante dans ma vie. Je suis très triste», a-t-il d’abord exprimé, la voix empreinte d’émotions au bout du fil, en entrevue avec Le Journal.

D’autant plus que les deux hommes avaient discuté au téléphone il y a quelques jours à peine. Comme chaque automne, Morrissette lui avait confirmé qu’il allait le rejoindre en Floride en décembre.

«Dans ma vie, je répète souvent que je suis chanceux, a-t-il ajouté en soulignant son privilège d’avoir croisé sa route. Je suis toujours tombé sur du bon monde. C’est J.-C. qui m’a donné ma première chance. J’ai ensuite eu une belle carrière. S’il n’avait pas été là, peut-être que je n’aurais jamais accédé à la LNH. Je serai toujours reconnaissant envers lui.»

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Photo PIERRE-PAUL POULIN
Photo PIERRE-PAUL POULIN

Enfin de retour

Parmi les faits saillants, il y a évidemment cette victoire des Prédateurs de Granby pour soulever la coupe Memorial à Peterborough en 1996. Ce trophée emblématique du hockey junior canadien faisait un retour au Québec après une longue absence de 25 ans. Therrien place ce fait d’armes quasi à égalité avec sa nomination à titre d’entraîneur-chef du Canadien en novembre 2000.

«Il était tellement content. On le voit sur les images. Il m’a sauté dans les bras derrière le banc, a relaté l’entraîneur des Prédateurs de 1995 à 1997, qui avait défait les Petes de Peterborough 4 à 0 ce soir-là de mai 1996. Avec ses frères, on braillait tous. Il y avait tellement d’émotions. On l’avait finalement gagné ce trophée.

Le défenseur et capitaine des Prédateurs de Granby Francis Bouillon avec la coupe Memorial, en mai 1996.
Le défenseur et capitaine des Prédateurs de Granby Francis Bouillon avec la coupe Memorial, en mai 1996. Photo d’archives ANDRÉ BONIN

«Il me disait “merci, on l’a eue”, a confié Therrien. Comme tout le monde, j’ai tellement encore en mémoire sa fameuse phrase après la victoire: “On a ramené la coupe au Québec. Le Québec, on est là”.»

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L’excellence

Deux ans plus tôt, Morrissette était alors propriétaire du Titan de Laval depuis 1985. Le club avait baissé pavillon en finale, face aux Blazers de Kamloops, à son domicile du fameux Colisée de Laval.

Photo courtoisie
Photo courtoisie

«Le Titan, c’était la famille Morrissette. Jean-Claude était tellement déçu. C’était quand même un exploit de s’être rendu en finale, mais la défaite venait avec la déception. On n’était pas satisfait. L’objectif c’était la coupe Memorial.

«Avec lui, c’était l’excellence du début à la fin, a relaté l’homme de 62 ans. Il amenait tout le monde à embarquer là-dedans», a signalé l’entraîneur des champions de 1996.

Cette année-là, ses Prédateurs avaient raflé le trophée Jean-Rougeau, remis à la meilleure équipe du classement général en saison régulière, en plus de la coupe du Président.

Privilège

«Ce n’était pas juste un gagnant au hockey, il l’était aussi dans le monde des affaires, a rappelé Therrien à propos de celui qui a été intronisé comme bâtisseur au Temple de la renommée de la LHJMQ en 2013. Il a donné beaucoup pour le hockey. C’est une grande perte.

«Coachs et joueurs, on a tous été privilégiés de l’avoir connu et d’avoir fait de grandes familles du Titan et des Prédateurs.

«Merci, J.-C.», a conclu, avec la voix tremblotante, le coach de 62 ans qui a œuvré durant quatre décennies.

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