Menaces de Trump: Poilievre veut relancer les projets d’exportation de pétrole et de gaz
«La première chose que le président Trump devrait faire en devenant le président des États-Unis, c'est d'envoyer des fleurs aux libéraux du Canada [...]», a-t-il ironisé.


Raphaël Pirro
Partager
Pierre Poilievre promet de relancer des projets de transport de pétrole et de gaz comme moyen de contourner les tarifs que menace d’imposer Donald Trump, dont le pays importe la quasi-totalité de pétrole brut exporté par le Canada.
• À lire aussi: L’Alberta met Poilievre devant un choix impossible
• À lire aussi: Front commun des premiers ministres contre les tarifs américains... sauf l’Alberta
• À lire aussi: «Le Canada n’est pas à vendre»: la casquette de Doug Ford fait réagir
• À lire aussi: Legault n’exclut pas de couper l’Hydro aux Américains pour répondre à Trump
«Maintenant, on dépend des Américains à cause des libéraux et de la «gogauche» radicale qui ne veut rien savoir du développement économique. Moi je vais permettre la construction d’usines de gaz naturel, des gazoducs, des oléoducs, des autres projets sans subventions de l’État pour pouvoir exporter notre énergie à travers le monde», a dit le chef conservateur, en déplacement en Colombie-Britannique, jeudi.
En mettant des bâtons dans les roues de projets tels que Northern Gateway, ou plus près de chez nous, Énergie Est et GNL Québec, le Canada se trouve coincé avec les États-Unis comme seul pays d’exportation et doit donc vendre sa matière brute à des prix «bien en bas du prix du marché», a-t-il argué.
Par exemple, le Canada vend actuellement son gaz aux Américains au tiers du prix du gaz vendu en Europe, notamment par la Russie, a soutenu M. Poilievre.
«La première chose que le président Trump devrait faire en devenant le président des États-Unis, c’est d’envoyer des fleurs aux libéraux du Canada [...]», a-t-il ironisé.
M. Poilievre a évité de prendre position sur le cas de l’Alberta, qui fait bande à part en refusant d’envisager tout tarif sur ses exportations de pétrole et de gaz comme mesure de représailles aux tarifs de Donald Trump.
«Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger les moyens de subsistance des Albertains contre de telles politiques fédérales destructrices», a indiqué la première ministre Danielle Smith.
Que pense M. Poilievre de cette prise de position, qui tranche avec le front uni présenté par les autres provinces, mercredi? Difficile de le savoir: il a répondu à chaque fois que les libéraux avaient placé le pays en position désavantageuse et qu’il faudrait donner le feu vert aux projets d’exportation.
François Legault, par exemple, n’a exclu aucun scénario, y compris celui d’imposer des tarifs sur les exportations d’aluminium et même d’hydro-électricité.