Menaces d’annexion au Groenland: une situation sans précédent depuis la «fin de la guerre froide», selon un spécialiste

Dominique Plante
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Un président américain qui menace d’envahir militairement le Groenland est une situation qui n’a pas été vue depuis la fin de la guerre froide, selon un spécialiste en défense et sécurité.
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«Le monde a basculé. En fait, dans ma carrière, pour retrouver un moment où les changements étaient aussi importants, il faut presque remonter à la fin de la guerre froide», a expliqué Stéphane Roussel, professeur titulaire à l’École nationale d’administration publique, en entrevue à l’émission Le bilan, mardi.
Selon lui, il n’y a aucune urgence militaire et aucun intérêt économique à annexer le territoire danois.

«Depuis la Deuxième Guerre mondiale et surtout depuis les années 50, les Américains sont présents militairement sur le terrain, a-t-il affirmé. Il n’y a pas d’intérêt économique non plus immédiat, parce que lorsqu’on parle, par exemple, des minerais critiques, bien, il y a tout en place déjà pour que des compagnies américaines puissent investir et extraire ce minerai.»
«La seule chose que l’administration pourrait reprocher au Groenland, c’est d’interdire les forages pétroliers au large, donc, de ses côtes, a-t-il poursuivi. Mais autrement, c’est totalement inutile de vouloir annexer ou envahir ou occuper ces territoires-là.»
Le spécialiste en défense et sécurité a même mentionné que les experts du milieu se tournent vers d’autres explications, plus axées sur le président américain.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
«Ce que veut l’administration Trump, Donald Trump en particulier, c’est de pouvoir dire qu’il est le président qui, pour la première fois depuis 1959, a élargi, agrandi le territoire des États-Unis. Peut-être une question d’ego comme celle-là», a-t-il souligné.
Rappelons que la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a dit que M. Trump étudie «plusieurs options» pour acquérir le Groenland, dont l’utilisation «de l’armée», selon les informations de l’AFP. La première ministre danoise a même indiqué qu’une telle prise de contrôle signifierait la fin de l’OTAN.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.