Conflits armés, révolutions, nouvel ordre mondial: voici pourquoi 2026 pourrait être la plus dangereuse des 80 dernières années

Gabriel Ouimet
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L’année 2026 pourrait être la plus dangereuse depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, alors que les risques associés aux conflits armés, à l’effondrement de l’ordre mondial et aux révolutions se multiplient dans le monde, avertissent les rapports annuels de plusieurs groupes de réflexions spécialisés en géopolitique.
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Le plus grand nombre de conflits armés depuis 1946
Le nombre de conflits armés augmente chaque année dans le monde et cette tendance devrait se poursuivre cette année.
Tout d’abord, les dirigeants mondiaux et les organisations internationales peinent à trouver des solutions durables pour mettre fin aux affrontements qui font rage, indique une analyse des conflits à surveiller en 2026 publiée par l’International Crisis Group à la fin décembre.
L’an dernier, plus de 130 conflits armés ont été enregistrés sur le globe, un sommet depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
Ukraine-Russie, Israël-Palestine, Inde-Pakistan, Thaïlande-Cambodge, République démocratique du Congo-Rwanda, Soudan, et autres: les experts estiment que plusieurs de ces affrontements risquent de reprendre ou de se poursuivre en raison d’un manque de coordination entre les parties prenantes et du non-respect des grands principes du droit international.
Les conséquences potentielles des agressions américaines
L’approche de Donald Trump en matière de politique internationale est pointée du doigt par les experts comme un facteur aggravant majeur des tensions internationales actuelles et à venir.
La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, le 2 janvier, pourrait d’ailleurs avoir des répercussions importantes sur la sécurité mondiale, selon un rapport du Eurasia Group datant du 5 janvier.

L’administration Trump menace désormais d’intervenir militairement au Groenland, à Cuba et en Colombie. Ces potentielles interventions armées, qui sont contraires au droit international, pourraient avoir des conséquences imprévisibles dans les régions visées et ailleurs dans le monde.
L’effritement du droit international qui en résulterait pourrait notamment servir les ambitions expansionnistes de pays opposés aux États-Unis, comme la Chine et la Russie.
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L’effondrement de l’ordre libéral mondial
En 2025, les États-Unis se sont retirés ou ont revu à la baisse leur participation dans plusieurs institutions de coopération internationale sur le climat, la sécurité et la santé.
On peut notamment penser au retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Accord de Paris, ainsi que de la révision des positions de Washington avec ses alliés de l’OTAN.
Parallèlement aux retraits des États-Unis, la Chine et la Russie proposent des options alternatives visant à remodeler l’ordre mondial à leur avantage.

L’absence d’un «leader mondial» et la concrétisation de nouveaux pôles d’influence pourraient avoir de nombreuses conséquences.
Cette dynamique risque notamment de fragmenter la coopération internationale sur des enjeux importants tout en rendant la réponse aux grandes crises (pandémie, catastrophes naturelles, conflits) moins efficace, indique un rapport du Stimson Center publié le 5 janvier.
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Un risque de révolutions aux États-Unis
En 2025, Donald Trump a orchestré un démantèlement des remparts démocratiques des États-Unis afin d’étendre ses pouvoirs présidentiels.
Les politiques internes polarisantes mises en place par le président dans la foulée — comme le déploiement de la Garde nationale ou encore les opérations de déportations de la police de l’immigration (ICE) — font augmenter les risques de désordre civils et de révoltes dans les grandes villes américaines, selon plusieurs groupes de réflexion.
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Le soulèvement de la génération Z
Indonésie, Philippines, Pérou, Népal, Madagascar, Maroc: les jeunes de la génération Z se sont révoltés contre leurs dirigeants aux quatre coins du globe à l’automne 2025.
Les frustrations des jeunes en ce qui concerne le taux chômage élevé, la corruption, la censure étatique, la marginalisation politique et le manque d’accès à certaines ressources névralgiques comme l’électricité risque, encore une fois, de mettre le feu aux poudres dans plusieurs pays en 2026.

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La situation pourrait être particulièrement volatile en Afrique, où les moins de 25 ans représentaient plus de 60% de la population en 2024, soit environ 890 millions de personnes.
L’Asie du Sud et du Sud-Est, où environ le tiers de la population est âgé de moins de 25 ans, est aussi à surveiller, selon le Eurasia Group.