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Menace de grève: impasse entre les chauffeurs et la STLévis

Photo Agence QMI / Marcel Tremblay
Photo portrait de Stéphanie  Martin

Stéphanie Martin

2023-02-07T23:54:20Z

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C’est l’impasse dans le processus de conciliation entre les chauffeurs d’autobus et la STLévis: le syndicat en appelle au maire, qui refuse de s’en mêler, et la partie patronale n’a pas l’intention de «se mettre à genoux» devant la menace de grève générale qui plane toujours à l’horizon. 

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Les deux parties se sont rencontrées, mardi, en présence des deux conciliatrices, dans le cadre du processus de médiation engagé à la suite de l’échec de la négociation. Mais les protagonistes sont restés campés sur leurs positions.

Les chauffeurs se sont dotés d’un mandat de grève générale illimitée (GGI) à exercer à partir de lundi prochain. D’ici là, aucune rencontre de médiation n’est prévue. «À six jours d’une GGI, on s’attendrait à une pleine disponibilité de leur part», a exprimé Alain Audet, président du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud.

Devant le blocage, la CSN a demandé une rencontre avec le maire de Lévis, Gilles Lehouillier. Au cabinet du maire, on a répondu que M. Lehouillier faisait totalement confiance au comité de négociation et qu’«il n’est nullement question d’intervenir dans ce dossier».

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«Changer de vitesse»

«Malheureusement, notre demande a été refusée, a regretté Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches. Il faut croire que la situation n’est pas encore assez critique pour que le maire mette la main à la pâte. Clairement, après 13 mois de négociations, deux grèves et l’annonce d’une autre, il faudrait changer de vitesse.»

Le vice-président de la STLévis, Michel Patry, montre des signes d’impatience et se désole de la menace de grève. Selon lui, le syndicat refuse de faire toute concession. Il rappelle que les chauffeurs ont rejeté une hypothèse de règlement soumise par des conciliatrices indépendantes.

«Tannés»

«Eux autres, c’est no way. Nous autres, on est tannés d’aller jaser, de faire du shadow-boxing. On est tannés d’aller négocier avec nous-mêmes. On est rendus au bout de notre rouleau. [...] On négocie avec le couteau dans le dos. Il va falloir qu’ils fassent un pas dans la direction d’un règlement parce que ça se règlera pas. C’est pas vrai qu’on va se mettre à genoux.» 

Par ailleurs, le syndicat des chauffeurs de la STLévis déplore que le directeur général ne se soit pas présenté à la rencontre de mardi.

«C’est très discutable», estime M. Audet. Le syndicat rappelle qu’il est «disponible» pour faire avancer le dossier. Le principal intéressé, Jean-François Carrier, souligne que les négociateurs patronaux y étaient et qu’il a «d’autres obligations en période de crise comme celle-là». 

Occasionnels

La question financière est secondaire dans leurs réclamations, indique le syndicat. Ce qui achoppe, ce sont les postes occasionnels, pour lesquels, selon lui, l’employeur ne garantit pas un nombre d’heures travaillées. «Ce n’est pas en attendant de se faire appeler pour rentrer travailler qu’on paye l’épicerie et l’hypothèque», souligne Mme Poirier, de la CSN. 

Michel Patry réplique que des propositions ont été faites aux chauffeurs. «On a offert des heures garanties, des heures assurées aux occasionnels, un minimum d’heures hebdomadaires. Ils s’assoient sur leurs positions. On dirait des enfants dans un magasin de bonbons.»

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