Tous les résultats
Publicité

Les chauffeurs «porteront l’odieux» d’une grève générale, dénonce la STLévis

Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Photo portrait de Jean-Luc Lavallée

Jean-Luc Lavallée

2023-02-06T21:03:28Z
2023-02-06T23:31:21Z

Partager

Confrontée à la menace de plus en plus sérieuse d’une grève générale illimitée de ses chauffeurs d’autobus, dès le 13 février, la direction de la Société de transport de Lévis (STLévis) accuse le syndicat d’être totalement fermé.

• À lire aussi: La menace de grève générale plane encore plus fort à la STLévis

• À lire aussi: STLévis: les chauffeurs de bus voteront dimanche soir

Les 110 chauffeurs de bus de la STLévis ont rejeté à 95 % une « hypothèse » de règlement soumise par la conciliatrice dans la nuit de dimanche à lundi. 

Pour le vice-président de la STLévis, Michel Patry, la faute revient entièrement au syndicat, qui « veut tout avoir » et refuserait tout compromis.

« Par leur attitude peu conciliante, les chauffeurs et leur direction syndicale porteront l’odieux d’une éventuelle grève générale illimitée. Encore une fois, des milliers d’utilisateurs du transport en commun à Lévis seront pris en otage par les tactiques de la CSN au beau milieu de l’hiver », a dénoncé la direction lundi. 

Le directeur général de la STLévis, Jean-François Carrier, a tenu un point de presse avec le conseiller municipal et vice-président de la STLévis, Michel Patry.
Le directeur général de la STLévis, Jean-François Carrier, a tenu un point de presse avec le conseiller municipal et vice-président de la STLévis, Michel Patry. Photo Jean-Luc Lavallée

Rappelons que les chauffeurs ont déjà débrayé pendant six jours.

Publicité

M. Patry a dit craindre les effets « dévastateurs » d’une longue grève sur les usagers, laissés à eux-mêmes.

La proposition des médiatrices avait le mérite, selon lui, de solutionner plusieurs problèmes tout en respectant la capacité de payer des contribuables lévisiens. Il invite le syndicat à « mettre de l’eau dans son vin ». 

La sous-traitance en jeu

Les principaux points d’achoppement ne sont plus liés aux salaires (une hausse de 5 % était au menu pour la première année et 3 % pour les deux années suivantes), mais bien à l’organisation du travail et à la sous-traitance. La direction dit même avoir offert 10 000 heures de plus aux syndiqués avant la négociation, mais elle a dû se résigner à signer un contrat jusqu’en 2028 avec Autocars des Chutes, en raison du refus syndical.

« Oui [on s’est] fait offrir les 10 000 heures, mais il y avait tellement de conditions que n’importe qui pouvait être coupé demain matin... Ce n’est jamais ferme. Il y a plein de conditions et ils ne vous ont pas tout dit », réplique Barbara Poirier, du Conseil central de la CSN Chaudière-Appalaches. 

L’intervention du maire réclamée

Afin de dénouer l’impasse et d’éviter la grève générale, la CSN demande au maire Gilles Lehouillier de s’impliquer. Le « ton » de M. Patry ne passerait plus auprès des syndiqués. « Il y a encore moyen qu’on se parle. Ce qu’on veut, c’est une négociation de bonne foi », insiste Mme Poirier.

Elle rappelle que la Ville de Lévis sous-investit dans le transport collectif par rapport à d’autres grandes villes du Québec. « Lévis veut jouer dans la cour des grands, mais elle se comporte comme si elle était en maternelle », a-t-elle largué.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité