Méfiez-vous de l’expérience de Lindy Ruff
Rien n’est encore joué dans la série, selon l’entraîneur-chef des Sabres


Benoît Rioux
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Comme un vieux sage, l’entraîneur-chef des Sabres de Buffalo, Lindy Ruff, est apparu calme lundi, au moment de rencontrer les journalistes dans un hôtel du centre-ville de Montréal. Rien n’est encore joué dans cette série contre le Canadien, selon lui.
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« En séries éliminatoires, tout est à propos du prochain match et non à propos de la partie passée, a résumé l’homme de 66 ans. Ce qui compte présentement, c’est le match numéro 4. »

Nombreux sont les partisans du Canadien qui voient déjà le club montréalais en finale de l’Association de l’Est contre les Hurricanes de la Caroline. Or, les plus enthousiastes devraient peut-être se méfier un peu de l’expérience de Ruff, qui, derrière ses lunettes, est loin d’avoir jeté l’éponge.
Ruff, doit-on le rappeler, arrive au troisième rang pour le plus grand nombre de matchs dirigés en saison régulière dans la LNH. Seuls Scotty Bowman et Paul Maurice le devancent à ce chapitre. Il en sera par ailleurs à son 142e match en séries éliminatoires, mardi, comme entraîneur-chef. Comme joueur, Ruff a lui-même participé à 52 parties des séries entre 1980 et 1990, avec les Sabres et les Rangers de New York. Bref, il est plus difficile à impressionner que bon nombre de ses joueurs.
« On sait à quoi s’attendre »
Au lendemain d’un cuisant revers de 6 à 2, l’attaquant Alex Tuch résumait tout simplement en disant que les Sabres n’avaient pas joué un bon match, à commencer par lui-même. Il s’en voulait surtout d’avoir laissé filer le Québécois Zachary Bolduc, qui a marqué le troisième but du Canadien.
« C’était inacceptable de ma part, j’ai raté mon repli défensif », a-t-il reconnu.
« Notre couverture de zone en défensive était trop passive », a pour sa part noté Ruff, de manière plus générale.
Garder confiance
Pour espérer que son équipe rebondira mardi soir, au Centre Bell, Ruff n’a pas besoin d’aller puiser bien loin dans ses souvenirs.
« Il faut jouer comme on l’a fait lors du match numéro 6 à Boston », a-t-il indiqué.
Ce soir-là, il y a à peine une dizaine de jours, les Sabres l’emportaient 4 à 1 pour éliminer les Bruins devant la foule hostile du TD Garden. Lors du match précédent, à Buffalo, ils avaient perdu 2 à 1 en prolongation contre David Pastrnak et ses coéquipiers.
« Je suis très confiant avec ce groupe, a insisté Ruff. On a aussi appris contre Boston. Ça fait partie des séries éliminatoires et ce n’est pas le temps pour les excuses. »
L’importance de créer l’égalité
Cette fois, face au Canadien, Ruff n’a pas besoin de vendre à ses joueurs l’importance de retourner à Buffalo avec une égalité de 2 à 2 dans la série.
Concernant la vaste expérience de l’entraîneur, il était aussi l’adjoint de Doug MacLean en 1996, quand les Panthers de la Floride avaient participé à la finale de la Coupe Stanley. Cette année-là, les Panthers tiraient justement de l’arrière 2-1 dans leur série de deuxième tour contre les Flyers de Philadelphie. Ils avaient trouvé le moyen de renverser la vapeur lors des trois matchs suivants. Les Panthers avaient ultimement été balayés en quatre matchs en grande finale contre l’Avalanche du Colorado, mais ça, c’est une autre histoire.