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Méfiantes, des PME américaines espèrent une suite positive à la décision de la Cour suprême sur les tarifs

AFP

2026-02-21T16:23:50Z

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De petites entreprises américaines se sont montrées méfiantes après la décision vendredi de la Cour suprême de mettre fin à une large part des droits de douane voulus par Donald Trump, estimant que l’environnement commercial complexe allait persister si le président mettait de nouvelles surtaxes en place.

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Dans la matinée, la plus haute juridiction américaine a estimé que les droits de douane d’au moins 10 % imposés par Donald Trump sur l’ensemble des produits entrant dans le pays étaient illégaux, car ils ne respectaient pas le principe de séparation des pouvoirs.

Une décision qui ne concerne pas les droits de douane touchant des secteurs comme l’acier et l’aluminium ou l’automobile.

Dans la foulée, le président américain a annoncé son intention d’instaurer au plus vite une nouvelle surtaxe de 10 %.

« Il ne fait aucun doute que cela ne marque pas la fin de l’environnement difficile avec lequel nous tentons de composer », a estimé le dirigeant d’une petite entreprise de chaises de camping, Ben Knepler.

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Depuis l’entrée en vigueur des droits de douane, il a été obligé de réduire les opérations de son entreprise, installée en Pennsylvanie (est), et la récente décision de justice ne vient lui apporter que très peu de baume au cœur.

« Malgré cette décision, le degré d’incertitude est bien trop élevé pour que nous envisagions de relancer notre production dans le pays », a-t-il jugé, interrogé par l’AFP.

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Ben Knepler avait tenté de réagir une première fois alors que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, durant le premier mandat de Donald Trump, avait entraîné une envolée des droits de douane, modifiant sa chaîne d’approvisionnement pour se tourner vers le Cambodge.

Mais l’instauration de 19 % de surtaxe sur les produits provenant du royaume l’année dernière l’a forcé à simplement stopper la production.

Il se limite à présent à vendre ce qu’il reste de son inventaire tout en réfléchissant à la stratégie à adopter ensuite.

« Cela nous donne un peu d’espoir, car il y a au moins un minimum de contrôle sur ce qui nous semblait jusqu’ici être des pouvoirs sans limite », a-t-il souligné.

« Approche ciblée »

Pour Josh Staph, patron d’une petite entreprise de jouets dans l’Ohio (nord), l’espoir passerait par une « approche ciblée des droits de douane », alors que Donald Trump envisage de réimposer 10 % sur toutes les importations.

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L’entreprise fabrique ses yoyos, frisbees et modèles réduits en Chine, ce qui l’a forcé à suspendre momentanément ses importations au plus haut des tensions entre Pékin et Washington durant le premier semestre.

Il se montre « prudemment optimiste » après la décision de la Cour suprême, même s’il sait que « le gouvernement est décidé à maintenir ces droits de douane, malgré leur impact sur les entreprises américaines de jouets et les consommateurs ».

Propriétaire d’un magasin de jouets dans le Maryland (est), Boyd Stephenson a été « très heureux d’apprendre que les droits de douane ont été annulés ».

Pour lui, les limites juridiques peuvent « permettre des choses magnifiques pour l’industrie du jouet l’année prochaine », même s’il admet que « le diable se cache toujours dans les détails ».

« Il faut désormais se montrer patient pour voir comment la disparition des droits de douane se concrétisera le long de la chaîne d’approvisionnement », a-t-il souligné.

« Un recul »

Toutes les PME ne voient cependant pas la décision de vendredi comme une bénédiction.

Pour Drew Greenblatt, patron d’une entreprise de fabrication de produits en métal de Baltimore (Maryland), il s’agit au contraire d’« un recul pour les États-Unis ».

Il a toujours soutenu les droits de douane imposés sur son secteur d’activité par le président, qui ne sont pas concernés par la décision de la Cour suprême.

Sa crainte est cependant que l’annulation des droits de douane limite la capacité de Donald Trump à négocier des accords commerciaux qui permettraient de soutenir l’industrie américaine.

« Pensez-vous que, si nous nous retrouvons dans une relation conflictuelle avec une de ces entités commerciales, ils nous livreront des navires ? Ou qu’ils nous fourniront des matériaux critiques ? » a-t-il interrogé.

« La principale préoccupation est que nous avons besoin d’une industrie manufacturière solide », a insisté M. Greenblatt.

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