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Tarifs douaniers invalidés: «Ça rajoute une couche d’incertitude» avant la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique

Photo portrait de Rita St-Michel

Rita St-Michel

2026-02-21T14:58:37Z

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La décision de la Cour suprême américaine invalidant une série de tarifs décrétés par l’administration Trump ne dissipe pas l’incertitude qui plane sur le Canada à l’approche de la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), selon un ancien haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères.

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Si la décision a eu l’effet d’un coup de tonnerre à Washington, ses impacts immédiats sur l’économie canadienne demeurent limités, puisque la majorité des exportations canadiennes vers les États-Unis restent protégées par l’ACEUM. 

« La plupart des biens canadiens qui traversent la frontière vers les États-Unis sont exemptés de droits de douane en vertu de l’accord de libre-échange qu’on a avec les États-Unis et le Mexique », a rappellé Louis Hamann, ancien directeur des comms du ministre des Affaires étrangères, en entrevue sur LCN, samedi.

Les droits de douanes qui frappent déjà des secteurs clés tels que l’acier, l’aluminium, l’automobile et le bois d’œuvre, ne sont pas touchés par la décision et demeurent en vigueur.

L’incertitude loin d’être dissipée

Donald Trump a indiqué, vendredi, vouloir contourner la décision afin de poursuivre l’imposition de mesures punitives.

Là où le véritable changement se fait sentir, selon M. Hamann, c’est dans la dynamique politique. « Ça ne vient pas lever l’incertitude, au contraire, ça rajoute une couche d’incertitude », a-t-il prévenu.

Washington rappelée à l’ordre

Au-delà du commerce, la décision de la Cour suprême américaine envoie toutefois un message fort : « Un président des États-Unis, aussi puissant soit-il, ne peut pas tout faire comme il veut, quand il veut, comme bon lui semble », a indiqué Louis Hamann.

Pour Ottawa, la stratégie resterait donc la même : éviter de dramatiser, jouer le temps long et maintenir une approche coordonnée avec le Mexique en vue d’une renégociation à trois. Car avec un président imprévisible toujours en poste, les prochains mois s’annoncent tout sauf tranquilles, a résumé M. Hamann.

Voyez l’intégralité de l’entrevue dans la vidéo plus haut.

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