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Médaille d’argent en patinage de vitesse à Milan: William Dandjinou s’est levé lors d’un moment très émotif dans le vestiaire en finale

Les entraîneurs avaient décidé d’envoyer Félix Roussel plutôt que le vétéran Steven Dubois

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-10T18:01:52Z

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MILAN | L’épisode s’est déroulé à sept minutes de la finale du relais mixte par équipe, dans les coulisses de l’aréna de patinage de vitesse de Milan. Marc Gagnon a décidé de laisser le petit, rapide et triple médaillé olympique à Pékin Steven Dubois sur le bord de la patinoire, au profit de la recrue Félix Roussel, dans cette première quête de médaille.

Un choix lourd et émotif qui l’a fait craquer et quitter le vestiaire. C’était la décision la plus difficile de sa carrière d’entraîneur.

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William Dandjinou s’est alors levé, à l’image d’un capitaine au hockey. Il a parlé et rassemblé l’équipe en disant qu'ils étaient tous dans la même aventure malgré les décisions difficiles. Ils ont tous acquiescé et ensuite foncé vers l’anneau olympique avec comme mission la médaille d’or

«C’est Will qui a ramené l’équipe ensemble avec son calme. Il a dit que ce n'était pas grave qui patinait. Ils y sont tous allés ensemble», a relaté Gagnon avec émotion, fixant un point sur le mur pour ne pas craquer, après la médaille d’argent des siens.

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«Ils ont toute une unité. Avant de partir, on s’était dit qu’on patinerait tout le monde ensemble, peu importe les décisions, a-t-il poursuivi, les yeux mouillés, lâchant un juron pour qualifier sa décision de laisser Steven de côté. Will a été important. On sait ce que Steven est capable de faire et qu’il peut voler sur une glace.»

«Les six qui étaient dans ce relais-là méritaient tous la chance de patiner en finale, a insisté Kim Boutin, l’amoureuse de Dubois. Quand les entraîneurs ont annoncé l’équipe, on s’est tous dit: let’s go. Il n’y avait pas de différence.»

Photo MEGA/WENN
Photo MEGA/WENN

Stratégies

Mais justement, pourquoi Gagnon a-t-il opté pour que Roussel, une recrue aux Olympiques au même titre que Dandjinou, patine avec Boutin et Courtney Sarault, dans cette finale qui regroupait quatre des six patineurs?

L’entraîneur-chef a expliqué qu’il voulait que Dandjinou soit celui qui croise le fil d’arrivée en fin de course. L’équipe ne s’était pas entraînée et préparée depuis longtemps en plaçant Dubois dans le troisième siège. 

Et stratégiquement, dans une course qui s’annonçait plus «lente», il souhaitait opter pour l’agilité.

Photo MEGA/WENN
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«La course, je pense, m’a donné raison. Nous n’avons pas patiné en avant.»

Au dernier moment

Gagnon a aussi bien joué ses cartes dans sa décision, puisqu’il a averti Roussel à la toute dernière seconde qu’il participerait à la finale. C'était rusé, puisque l’aiguille du stress n’a pu taper dans le plafond pour la recrue de 24 ans, qui s’est quand même assurée d’avoir bien entendu la commande.

Photo Greg Kolz
Photo Greg Kolz

Dubois en accord

Steven aurait pu tout démolir et être en «tab***, a ajouté Gagnon. Mais il s’est comporté de façon exemplaire en gardant l’atmosphère parfaite.»

Questionné sur cette décision, Dubois s’est dit en accord avec celle-ci.

«Ils ont décidé de jouer la position et de faire patiner deux grands gars pour pouvoir mieux bloquer et prendre plus de place sur la glace, a expliqué le patineur de 5 pieds et 6 pouces, avec la médaille au cou, sa quatrième en carrière. On est tellement forts. J’avais 100% confiance en cette formation-là. C’était la bonne décision.»

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