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Patinage de vitesse sur courte piste aux Jeux olympiques: nos patineurs se couvrent d’argent au relais mixte

Les Québécois en patinage sur courte piste dominent à leur première journée olympique

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-10T12:18:52Z

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MILAN | Lorsque Kim Boutin a vu son coéquipier William Dandjinou croiser le fil d’arrivée, elle s’est tournée vers ses coéquipiers en leur lâchant une question: «Est-ce qu’on est content?» Avec une tonne de pression sur les épaules et visant l’or, l’équipe canadienne venait de remporter la médaille d’argent.

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Du même coup, au terme de cet éreintant relais mixte, la formation dirigée par Marc Gagnon épinglait la première breloque aux anneaux olympiques, dans sa difficile mission de sept podiums à Milan. Ce qui représenterait un record absolu sur courte piste.

Dandjinou, Boutin, Courtney Sarault et Félix Roussel peuvent donc cocher une première case. Ce sont eux qui ont foulé la glace pour le Canada, en finale. 

Photo AFP
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À sa troisième aventure olympique, Boutin gagne ainsi une cinquième médaille. Elle rejoint les Gagnon, Hayley Wickenheiser et Tessa Virtue, pour ne nommer que ceux-là parmi les plus grands athlètes de l’histoire du pays.

La souriante patineuse qui participe à ses derniers J.O. était heureuse de briser la glace en Italie.

Photo Greg Kolz
Photo Greg Kolz

«Ce n’était pas la même réaction qu’à l’habitude, parce qu’on veut toujours l’or. J’ai vu Courtney qui était contente. Donc je me suis dit que c’était correct, qu’on était content», a raconté Boutin avec plaisir.

«C’est notre première», a aussitôt réagi Roussel qui a longtemps regardé sa médaille sur le podium à ses premiers Jeux en carrière.

Fierté

Bien que déçu d’avoir perdu une position dans l’un de ses tours sur la glace, Dandjinou était fier de son équipe. La vedette du clan canadien, meneur au classement mondial de l’ISU cette saison, a terminé en force alors qu’il est allé chauffer les fesses du rapide Italien Pietro Sighel, qui filait devant au dernier tour

«On peut être super fier de notre équipe», a dit Dandjinou. Surtout qu’à la mi-course, le Canada a brièvement été relégué au quatrième rang de la finale avant de remonter le peloton, notamment en raison de l’erreur d’un Chinois.

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Photo Greg Kolz
Photo Greg Kolz
Chapeau à l’équipe

L’entraîneur-chef a adoré la patience, la résilience et les prises de décisions de son équipe en finale. Sur une glace imparfaite, la moindre erreur technique aurait pu faire en sorte que la course se termine dans le muret coussiné. 

L’argent le satisfait, puisque le mot d’ordre était de ne pas pénaliser l’équipe avec un geste ou une décision stupide dans le feu de l’action.

Photo Greg Kolz
Photo Greg Kolz

«On visait l’or. Je ne mentirais pas. Quand on rentre en finale, on vise toujours l’or. On n’embarque pas sur la glace pour finir 4e, 3e ou 2e. On essaie de gagner et c’est comme ça que l’on construit notre équipe. On a des normes élevées depuis deux ans», a-t-il expliqué.

«[Cela] dit, on n’est absolument pas déçu de cette médaille d’argent.»

Roussel et Sarault, qui a évité de justesse un accident dans la chute d’une Américaine en demi-finale, ont également eu leur mot à dire dans cette performance. 

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De même que Steven Dubois, qui a été laissé de côté par Gagnon en finale, pour des raisons stratégiques. Florence Brunelle a également participé à cette quête en patinant durant les quarts de finale.

Celle-ci avait vécu la frustrante sixième position dans cette épreuve à Pékin il y a quatre ans. En en serrant les peluches des mascottes Milo et Tina sur le podium, elle a enfin pu mettre un baume sur les cicatrices de son aventure chinoise.

Des larmes

Pour Roussel, cette première médaille olympique a aussi une signification particulière, car il y a quatre ans, le patineur de Fleurimont s’entraînait au sein de l’équipe féminine avec Boutin et Sarault. Une preuve qu’un parcours aussi particulier qu’atypique peut mener à une médaille sur la plus grande scène au monde.

Photo AFP
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«J’espère que les petits gars et petites filles vont pouvoir réaliser que les chemins ne sont pas toujours droit», a-t-il souhaité en essuyant une larme, le motton dans la gorge alors qu’il était consolé par Boutin qui l’a grandement aidé dans son cheminement. 

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