Médaille d’argent en patinage de vitesse: pas si facile de composer la chimie gagnante d’une équipe mixte
Marc Gagnon a travaillé très fort avec ses athlètes afin de créer une bonne chimie d’équipe


François-David Rouleau
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MILAN | Ceux qui croient qu’il est facile de composer une équipe mixte en patinage de vitesse en réunissant les meilleurs athlètes, vous êtes dans les patates. C’est beaucoup plus complexe. Marc Gagnon et ses ouailles peuvent en témoigner. Il a dû allier les forces et les faiblesses de chacun. Prendre en considération leur caractère et leurs objectifs personnels. Une fois le tout dans la marmite, il a dû faire opérer la chimie.
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L’entraîneur-chef de la formation nationale a indiqué que les siens travaillent sur l’esprit depuis deux ans. Surtout après la déception d’une sixième place aux Jeux de Pékin en 2022.
«Il y a eu tout plein de changements. Il y avait quand même un bel esprit d’équipe dans leurs sexes respectifs, mais de rejoindre les deux clans, c’était plus compliqué.»

«La mentalité des filles est très différente de celle des gars. Elles ne voient pas les choses de la même façon et ne font pas les choses de la même façon sur la glace», a-t-il ajouté.
«Et, par le passé, on avait une équipe mixte qui avait une mentalité: l’or ou la bande», a imagé l’entraîneur en assurant qu’il n’y avait pas eu que du rose depuis deux ans.

Parler et accepter
Dans le style de patinage de ses filles, Gagnon les voyait aussi un peu plus craintives que les garçons et moins bien développées collectivement.
«Elles ont aussi besoin d’extérioriser leurs craintes, leur ci, leur ça», a-t-il enchaîné. «Les gars devaient être plus réceptifs et accueillir les propos plus que de se refermer. La réalité, c’est que les émotions sont différentes chez les gars et les filles. Il fallait ramener tout ça à un esprit d’ouverture et accepter les différences, parce qu’ils patinent ensemble en s’aidant les uns les autres.»

«Il a fallu construire tout ça et c’est ce qui a fait la différence. Donc, cette médaille d’argent est le fruit de ce travail depuis deux ans. Qu’elle ait été d’or ou de bronze, cette médaille est très importante.»
Précieux ingrédient
Dans la recette, il n’aurait aussi pu trouver meilleur ingrédient que l’attitude positive de la vétérane Kim Boutin pour lier toutes les saveurs.

«Elle possède cette façon de ramener tout le monde ensemble. À longueur d’année, elle fait de petits gestes importants au quotidien. Elle a souvent été le point tournant en calmant l’équipe et en leur rappelant qu’ils travaillent ensemble pour mieux se développer», a raconté Gagnon à propos de sa patineuse de 31 ans qui prendra sa retraite après ces 3e Jeux.
Selon elle, l’esprit d’équipe et l’unicité ont permis d’aller chercher cette breloque d’argent. Sa cinquième aux anneaux olympiques en carrière.
«J’ai l’impression qu’on est vraiment soudés. Il y a de la communication et des confidences. Ç’a vraiment valu la peine. On en parle tellement depuis quatre ans. On l’a travaillée, cette médaille», a-t-elle réagi.