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Mécontent de sa production à sa deuxième saison chez les professionnels : Filip Mesar veut en faire plus

Le choix de premier tour en 2022 a développé une nouvelle identité qui ne lui a toutefois pas permis de produire autant qu'il l'aurait souhaité chez le Rocket

COURTOISIE JAMES HAJJAR / L'ARÉNA DU ROCKET INC.
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-03-18T21:09:00Z
2026-03-19T15:50:54Z

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Si les attentes des partisans du Canadien sont élevées envers un talentueux jeune attaquant sélectionné en première ronde, elles le sont d’autant plus pour le principal intéressé. Avec 24 points en 61 matchs chez le Rocket de Laval, Filip Mesar n’est pas satisfait de sa production. En ayant trouvé son identité, le choix de premier tour en 2022 cherche à produire davantage.

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À l’aube de la saison, il disait vouloir se battre et appliquer un style de jeu semblable à celui de Brendan Gallagher. Il a fait les deux !

Quoiqu’il doive encore peaufiner son deuxième objectif puisqu’on ne peut comparer son style à celui qui a disputé son 900e match dans la LNH, Mesar estime qu’il a amélioré sa hargne dans le feu de l’action.

« Je frappe plus, je suis plus agressif et je fonce davantage au filet, évalue le Slovaque de 22 ans. Il fallait que je trouve cette identité plutôt que de conserver celle de fabricant de jeu et marqueur. »

À sa deuxième saison chez les pros, l’ailier disait vouloir exploser offensivement après une première campagne marquée par les blessures et une fiche personnelle de 18 points en 42 matchs. En 61 matchs avant la visite des Penguins de Wilkes-Barre/Scranton à la Place Bell mercredi soir, il comptait 24 points. Un ratio productif semblable à celui de l’an dernier.

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COURTOISIE MATT GARIES / L'ARÉNA DU ROCKET INC.
COURTOISIE MATT GARIES / L'ARÉNA DU ROCKET INC.

Plus égoïste

« Je sens que je joue bien et que je me place dans les zones où ça devrait payer, mais je ne suis pas très content de ces statistiques, admet celui qui cherche aussi la constance. Ce n’est pas un manque d’efforts. Je crée mes chances. Je dois être plus égoïste et tirer davantage plutôt que de chercher à faire une passe ou forcer le prochain jeu. »

Son entraîneur-chef Pascal Vincent lui répète souvent la directive, surtout lorsque le moment est plutôt mal choisi.

« Il pourrait avoir plus de 24 points s’il tirait plus souvent au filet. On travaille là-dessus, fait savoir Vincent.

« Son niveau de compétition a été très élevé toute la saison, renchérit-il. Il utilise sa vitesse et apprend à jouer un style différent en Amérique du Nord. Il a atteint une nouvelle étape dans son développement, croit-il.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

« Il saisit comment utiliser sa vitesse. Il est combatif, bloque des rondelles et s’améliore le long des rampes », analyse celui qui l’utilise à toutes les sauces, dans différentes situations et souvent contre les meilleures combinaisons adverses.

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« L’une de ses plus grandes qualités, c’est son désir d’apprendre et de compétitionner », ajoute l’instructeur.

Lourde étiquette

Selon Vincent, la valeur de ce choix de premier tour ne devrait pas être liée à sa production ni au fait que 29 des 32 sélections de l’encan 2022 évoluent maintenant dans la LNH.

« Ce n’est pas très sain. Il a été repêché pour ce qu’il avait fait. Ce qu’il fait maintenant va décider de la prochaine étape. Filip s’améliore, il travaille fort, il fait tout ce qu’on lui demande, il est attentif et il est un bon coéquipier. On continue à le pousser.

« Peut-être que ça lui prendra plus de temps que les autres, mais il se développe », insiste Vincent. Il le guide afin de choisir l’identité qui le fera passer à l’étape suivante et ainsi possiblement s’installer dans l’une des 12 cases de l’échiquier de Martin St-Louis.

Plus que la glace

Son compagnon de trio, Jared Davidson est aussi très bien placé pour suivre son évolution. Lui aussi prétend qu’il faut voir au-delà des statistiques.

« Dans cette organisation, il y a beaucoup de pression sur les gars sélectionnés dans les premières rondes. Les gens doivent comprendre l’envers du décor, explique le choix de 5e tour en 2022.

Photo d'archives, MARTIN ALARIE
Photo d'archives, MARTIN ALARIE

« Filip amène beaucoup à l’équipe, tant sur la glace qu’à l’extérieur. Il transporte la rondelle, il est fort, il joue avec énergie et il est efficace défensivement. Et, il est l’un des préférés dans le vestiaire alors qu’il est drôle et agréable à côtoyer, signale-t-il.

« La pression est forte sur lui. Les gens ne devraient pas en être déçus. Filip est loin d’être un flop. Son évolution est incroyable. S’il peut en faire encore plus, ce le sera d’autant plus. »

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