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McDavid est l’homme de la situation

Il est en pleine possession de ses moyens

Getty Images via AFP
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-06-07T21:40:53Z

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SUNRISE | S’il y a un joueur qui peut contribuer à ramener la Coupe Stanley au Canada, c’est bien Connor McDavid. 

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À 27 ans, il est au sommet de son art avec 31 points en 18 matchs depuis le début des séries éliminatoires. Il devance ainsi par trois points son coéquipier Leon Draisaitl au sommet des meilleurs marqueurs de la LNH.

Les joueurs des Panthers de la Floride ont un respect évident pour McDavid comme l’explique le non moins excellent Aleksander Barkiov.

«C’est un très, très bon joueur avec un talent exceptionnel, tout le monde sait à quel point il est bon. Je n’ai pas besoin de disserter sur son style de jeu, mais on sait que ça va prendre toute l’équipe [pour le contenir]. Chaque joueur sur la patinoire doit savoir comment défendre contre lui.»

Boucler la boucle

Il y a quelque chose de plutôt ironique à ce que les Oilers affrontent les Panthers dans cette finale comme l’a expliqué McDavid lors de la journée média tenue au Amerant Bank Arena où il a été un des joueurs les plus courus.

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«Je boucle la boucle puisqu’il y a presque neuf ans, j’étais dans cet édifice pour le repêchage», fait-il remarquer.

Ça nous rappelle que le temps passe drôlement vite, mais laissons donc McDavid le dire dans ses propres mots.

«Honnêtement, j’ai l’impression que c’était hier où j’ai vécu cette soirée et nous voici neuf ans plus tard et j’ai l’impression que ç’a passé en un rien de temps.»

Gros duo

Le problème pour les Panthers, c’est que comme on le mentionnait plus haut, les problèmes viennent en double chez les Oilers puisque Leon Draisaitl est pas mal bon lui aussi.

«Ce sont deux des meilleurs joueurs au monde, souligne avec justesse le défenseur des Panthers Gustav Forsling. Ils ont des habiletés différentes. McDavid a de la vitesse et tout le reste et Draisaitl est un passeur incroyable des deux côtés de son bâton et il protège bien la rondelle.»

Justement, Draisaitl est habitué aux comparaisons avec son coéquipier et y va de sa propre analyse.

«Je sais que je suis un grand joueur, je sais ce que je peux offrir. Il y a beaucoup de choses que je ne peux pas faire et qu’il peut faire et j’en suis conscient. Je suis très rationnel quand vient le temps de savoir où je me positionne comme joueur de hockey. Nous sommes des joueurs différents, mais complémentaires.»

Pression

McDavid est habitué à la pression. Après tout, il a été identifié comme joueur exceptionnel, ce qui lui a permis de jouer dans la Ligue junior de l’Ontario à 15 ans.

«Il ne le montre pas, mais c’est sûr que des fois ce n’est pas facile, il est dur sur lui-même. Mais je trouve qu’il a une maturité assez incroyable», soutient son coéquipier Vincent Desharnais.

Choisi au premier rang par les Oilers quatre ans avant McDavid, Ryan Nugent-Hopkins sait par où son coéquipier est passé et il estime qu’il relève le défi haut la main.

«Il n’est pas trop affecté par la pression et le bruit extérieur. Il est arrivé à 18 ans, on s’est tout de suite fiés sur lui pour être un meneur, que ce soit sur ou en dehors de la glace, et il a assuré.»

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