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Mbilli dans les ligues majeures

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-08-18T04:57:11Z

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QUÉBEC | En pleine possession de ses moyens, Christian Mbilli a porté sa fiche à 28-0 en défaisait l’Ukrainien Sergiy Derevyanchenko au Centre Vidéotron samedi. 

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Mbilli (28-0, 23 K.O.) l’a emporté pour par décision unanime des juges (100-90, 98-92, 99-91) pour conserver les ceintures WBC Continental des Amériques et WBA International des poids super-moyens (168 lb) contre un Derevyanchenko (15-6, 10 K.-O.) qui a tout donné.

Mbilli a attaqué à tous les rounds en enfilant les combinaisons rapides tout en lançant sa puissante droite aux moments opportuns. Il a montré qu’il était mûr pour la prochaine étape.

La seule chose qu’il n’est pas parvenu à faire, c’est envoyer son adversaire au plancher et ce n’est pas à défaut d’avoir essayé. Et pourtant, il n’était pas satisfait.

«Je suis mitigé. Je suis content de la victoire, mais je n’ai pas l’impression que j’ai donné 100%», a-t-il commencé en conférence de presse.

Blessé

Derevyanchenko s’est retrouvé handicapé tôt dans le combat quand il s’est blessé au biceps gauche. Il n’était alors plus en mesure de porter des coups puissants, devant se contenter de contrer les attaques de Mbilli.

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L’Ukrainien a même opté pour changer de position en boxant comme un gauche, lui qui est droitier. Il pouvait alors mieux soigner sa défensive.

Ne serait-ce que pour son attitude de guerrier, Derevyanchenko mérite tout notre respect. Il a continué de se battre avec énormément de courage même s’il n’était plus à armes égales.

On se demande encore comment il a été en mesure de s’accrocher de la sorte dans un combat très dur où les coups de Mbilli ont continué de pleuvoir avec régularité même si lui aussi avait un malaise.

«J’ai eu une douleur à l’épaule gauche au deuxième, j’avais du mal à faire le crochet et ça m’a joué dans la tête. Mon jab tombait un peu», a révélé Mbilli qui a vanté l’expérience de Derecyanchenko.

«Je n’ai même pas remarqué qu’il n’utilisait pas son bras gauche. Son expérience a paru et il a bien réussi à cacher son jeu. C’est là qu’on voit un boxeur d’expérience.»

Grosses pointures

Sergiy Derevyanchenko était tout sauf un faire-valoir pour engraisser la fiche de Mbilli. Réputé pour être offensif, il n’a pas été en mesure d’attaquer comme il l’aurait voulu.

L’Ukrainien ne s’était incliné que cinq fois avant cette défaite et n’a encore jamais perdu par K.-O.

Rappelons que le vétéran de 38 ans a perdu contre de grosses pointures de la boxe et que quatre de ses défaites sont survenues alors qu’une ceinture était à l’enjeu. Il s’agit d’une cinquième occasion.

Pour rappel, l’Ukrainien s’est incliné contre Jaime Munguia, Gennadiy Golovkin, Daniel Jacobs, Carlos Adames et Jermall Charlo.

Domination

L’entraîneur de Mbilli, Marc Ramsay, a soutenu que son protégé est le premier à donner autant de mal au vétéran ukrainien.

«Personne n’a jamais dominé ce gars-là de cette façon, mais on croit qu’il y a encore place à l’amélioration, Christian peut faire une performance encore meilleure que ce qu’on a vu ce soir.»

À ses yeux, Mbilli a franchi une étape avec ce combat.

«C’est son premier combat majeur en finale. C’est l’école et il faut voir ces combats avant d’arriver sur les grandes scènes.

«C’est un gros pas et pas seulement le combat, toute la semaine qui le précède. Ce n’est pas quelque chose que tu peux apprendre dans le gym.»

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