Leïla Beaudoin décroche une première ceinture
Victoire sans appel contre Lizbeth Crespo

Dave Lévesque
Partager
QUÉBEC | Leïla Beaudoin a maintenant une ceinture. Grâce à une performance pleine d’aplomb, elle a mis la main sur le titre WBO International des superplumes (130 lb) au Centre Vidéotron, samedi soir.
• À lire aussi: Leïla Beaudoin a été changée par la pandémie
Beaudoin (12-1, 1 K.-O.), qui est originaire de Témiscouata-sur-le-Lac, a servi une leçon technique à l’Argentine Lizbeth Crespo (15-8, 4 K.-O.), qu’elle a défaite par décision unanime des juges (100-90, 99-91, 98-92).
Dans ce premier combat pour un titre, la boxeuse de 28 ans a frisé la perfection dans l’exécution. Elle a lancé plus de coups que son adversaire, qui a passé son temps à chercher le corps-à-corps. Étrangement, elle est apparue mal à l’aise et gênée en voyant les nombreux journalistes qui lui accordaient leur attention bien méritée quelques minutes après le combat. Mais elle était surtout satisfaite malgré une main droite endolorie.
«Mon début de combat, je trouve qu’il a été exceptionnel, voire exemplaire. Je l’ai amenée où je voulais et elle a eu à jouer un peu plus cochon, mais c’est correct.
«Dans la première portion, jusqu’au septième round, je gérais bien le combat, je l’amenais où je voulais l’amener et après la fatigue a embarqué», a-t-elle admis en souriant.
Mais s’agissait-il de sa meilleure performance en carrière?
«Honnêtement oui. Je suis très perfectionniste alors je ne suis pas fière de ma fin de combat, mais je suis fière d’avoir poussé.»
Mathieu a fait le nécessaire

À son cinquième combat en 2024, la fierté de Québec, Wilkens Mathieu (10-0, 6 K.-O.), a fait plaisir à ses participants en défaisant l’Argentin Facundo Galovar (15-12-2, 9 K.-O.) par décision unanime des juges, qui ont tous donné le combat 60-54 à Mathieu.
Le boxeur de 19 ans a été presque parfait lors de ces six rounds en contrôlant l’affrontement du début à la fin avec beaucoup de qualité technique.
Il a été impeccable dans sa sélection de coups, dans sa prise de décisions et dans les moments où il a choisi d’attaquer. Si Galovar n’était pas un si bon encaisseur, Mathieu lui aurait assurément fait visiter le plancher. Mais Mathieu, qui remontera dans l’arène au Casino de Montréal dans deux semaines, n’était pas entièrement satisfait.
«Il ne m’a pas touché. Je suis satisfait, mais sans plus. J’ai joué la sécurité, mais je trouve que j’ai manqué d’imagination en offensive.»
Un mot d’ailleurs sur Galovar, qui n’avait pas l’air d’un boxeur en grande forme. Vendredi, il a fallu rehausser la limite de poids pour le combat et, même à ça, l’Argentin a dépassé cette nouvelle limite de près de trois livres, ça ne fait pas très sérieux.
«Je trouve que c’est un manque de respect, il savait qu’il n’allait pas faire le poids et il a attendu à la dernière minute pour le dire», a d’ailleurs commenté Mathieu.
Chabot a bagarré

Porté par des dizaines de partisans de Thetford Mines, le poids superplume (130 lb) Thomas Chabot (11-0, 8 K.-O.) a eu raison de l’Argentin Matias Guenemil (10-3-1, 5 K.-O.), mais l’a fait dans la douleur.
Vainqueur par décision (80-72, 80-72, 79-73), Chabot s’est buté à un adversaire qui lui a livré une vraie bataille de rue. Chabot a été coupé au front dès le troisième round et comme sa coupure, le combat s’est ouvert un peu plus à mesure que les engagements se succédaient.
«Ça n’a pas été un combat comme on l’espérait, je pensais faire ça plus technique», a reconnu Chabot en admettant s’être laissé prendre au jeu de son adversaire.
Chabot a reconnu avoir ressenti beaucoup de pression dans les heures précédant le combat, ce qui explique peut-être sa performance moins éclatante qu’espéré. Il a d’ailleurs été dur dans son évaluation avant de nuancer un peu.
«En temps normal, je me donnerais peut-être 5 sur 10, mais je grandis là-dedans et j’ai été trop sévère envers moi-même par le passé alors je peux me donner un 7 et demi.»
Iglesias expéditif
L’une des plus belles pépites d’Eye of the Tiger, Osleys Iglesias, a été expéditive (12-0, 11 K.-O.) en battant Sena Agbeko (28-4, 22 K.-O.) par arrêt de l’arbitre à 1:16 du deuxième round.
Le Ghanéen installé à Nashville n’était tout simplement plus capable de se défendre devant les assauts incessants de son adversaire, qui l’avait envoyé au plancher à la première reprise.
Iglesias, qui est d’origine cubaine et qui réside maintenant en Allemagne, a l’habitude des combats courts. Lors de ses deux sorties précédentes au Casino de Montréal, plus tôt cette année, il l’avait chaque fois emporté au premier round.
À son premier combat sous l’égide d’Eye of the Tiger, Dzmitry Asanau (8-0, 3 K.-O.) a battu l’Argentin Alexis Camejo (8-4-2, 1 K.-O.) par décision unanime des trois juges, qui ont remis des cartes identiques de 80-72.
Asanau a dominé son adversaire, qui a passé les huit rounds à encaisser les coups. Le boxeur originaire du Bélarus et établi à Dubaï a présenté un arsenal intéressant avec de bonnes combinaisons, beaucoup de mouvement et la capacité d’alterner la gauche et la droite selon le besoin.