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Martin St-Louis: «J’aurais pu faire une meilleure job»

Il reconnaît une erreur stratégique

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-12-01T21:41:43Z

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Il n’y a pas de faux semblants avec Martin St-Louis. Avec lui, c’est la vérité assez crue et ça vaut aussi quand il analyse sa façon de préparer un match. 

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Il n’y a donc pas eu de matière fécale de taureau quand il a expliqué pourquoi les choses ont complètement déraillé au Colorado, samedi, dans cette dégelée de 7 à 2 subie aux mains des Nordiques-Avalanche. Il s’est lui-même pointé du doigt.

«Tu regardes le match, on a un très bon début, on n’a pas été chercher les buts sur nos belles chances. Contre les équipes qui amènent de la vitesse avec de gros joueurs, habituellement, on répond bien à cette vitesse, mais on a été trop passifs. On a fait des revirements en zone neutre qui ont aidé l’autre équipe.

«Dans la préparation de match, j’aurais pu faire une meilleure job pour être moins passif et je le prends un peu sur moi. On en a parlé aujourd’hui, on n’avait pas les bottines. Contre une vitesse comme ça, il fait être agressif.»

Après avoir vécu l’horreur de près et avoir visionné le match, il a su reconnaître que son approche n’avait pas été la bonne.

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«J’ai demandé aux gars de défendre en nombre plutôt que de prendre le temps et l’espace et c’était probablement une erreur. Il faut apprendre des erreurs et je dois apprendre que nous sommes une meilleure équipe quand nous prenons du temps et de l’espace.»

Positif

Malgré ce revers sans appel, le Canadien a réalisé une assez bonne opération comptable lors de ce périple de trois matchs en quatre soirs à Salt Lake City, à Las Vegas et à Denver avec deux victoires lors des deux premières rencontres. Considérant la qualité de l’opposition, il aurait très bien pu rentrer à la maison avec deux ou même trois défaites.

«Deux victoires sur trois contre de bonnes équipes, on prend le résultat, mais il y a des choses à resserrer et corriger», a assuré St-Louis.

Alexandre Carrier a eu la même analyse que son patron en ajoutant que l’équipe a su se reprendre dès la première rencontre quand elle est entrée en deuxième période avec une avance de 2 à 0 pour en ressortir avec un recul de 2 à 3 et finalement l’emporter avec une bonne troisième période. Ce match a mis la table pour la prestation suivante.

«L’Utah a eu une grosse poussée, mais on a été capables de revenir et à Vegas, ç’a été notre meilleur match des trois. On a joué de la bonne façon, tout le monde était sur la même longueur d’onde et on a travaillé en groupe de cinq.»

Gros mois

Après un mois de novembre au cours duquel le Canadien a présenté une fiche de cinq victoires, cinq défaites et trois revers en prolongation, décembre ne s’annonce vraiment pas plus simple.

Ça commence dès mardi contre les Sénateurs et mercredi face aux Jets dans le premier de quatre programmes doubles d’ici le 23 décembre.

De fait, ce sont 13 matchs en 22 jours que disputera l’équipe d’ici l’avant-veille de Noël. En ajoutant les deux traditionnelles rencontres en Floride entre Noël et le jour de l’An, ce sont 15 parties en 29 jours que jouera le Tricolore en décembre. En espérant que les joueurs ont profité du Vendredi fou et du Cyberlundi pour acheter leurs cadeaux de Noël, sinon ça va finir en cartes cadeaux.

Huit des quinze rencontres seront disputées à la maison, mais trois des quatre programmes doubles impliqueront des matchs dans deux villes différentes d’un soir à l’autre. Sept matchs impliqueront des équipes mieux classées que le Canadien, dont deux matchs face au Lightning et trois contre les Penguins. Et surtout, six matchs seront joués contre des rivaux de la division Atlantique.

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