Sept observations sur le dernier voyage du Canadien: des bons coups et des travers


Jonathan Bernier
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Le Canadien est rentré de son périple de trois rencontres avec quatre points de plus en banque. Puisqu’on se doutait que ça se passerait mal face à l’Avalanche, comme c’est le cas pour toutes les équipes depuis le début de la saison, le Tricolore ne peut qu’être satisfait de cette récolte.
D’autant plus que ces deux victoires lui ont permis de clore le mois de novembre avec un dossier respectable de ,500 (5-5-3). On n’aurait pas misé là-dessus lors de sa série de cinq matchs sans victoire. Une séquence ponctuée de dégelées de 7 à 0 et de 8 à 4.
Cette récolte lui permettra d’amorcer le mois de décembre avec une certaine erre d’aller. C’est de bon augure, puisque les 23 jours qui mèneront la troupe de Martin St-Louis au congé de Noël ne seront pas de tout repos.
On parle de trois semaines de quatre matchs. Un total de 13 rencontres, donc quatre séquences de deux en deux soirs. Ça commence par la visite des Sénateurs et des Jets, mardi et mercredi.
D’ici là, voici sept faits observés lors du dernier voyage.
Bolduc, avec Suzuki et Caufield, ça marche

Ça aura pris quatre matchs avant que le gâteau ne lève, mais la recette semble maintenant éprouvée. Ce trio était sur la glace pour 6 des 10 buts marqués pendant ce voyage.
Il en aurait ajouté autant s’il avait été en mesure de profiter de toutes ces occasions. D’ailleurs, les trois joueurs ont combiné leurs efforts pour une récolte de 14 points.
Avec Bolduc dans son nouveau rôle, la première vague d’attaque massive a inscrit trois buts en six occasions (50%). Bolduc, qui n’avait pas touché la cible depuis le 22 octobre, a profité de ce voyage pour marquer deux fois et ajouter cinq points à son dossier.
Ne lui reste plus qu’à transposer ce succès sur la glace du Centre Bell.
Le trio des jeunes aussi

Juraj Slafkovsky prend ses aises près d’Ivan Demidov et d’Oliver Kapanen. Cette complicité naissante lors de la visite des Leafs s’est solidifiée lors de ces trois rencontres.
Le Slovaque tient son bâton moins serré. Il est plus créatif en entrée de zone et craint moins d’être l’auteur de revirements coûteux. Son spinorama menant au but de Demidov contre l’Avalanche en est une preuve.
D’ailleurs, sa passe sur le but de Bolduc à travers l’enclave des Golden Knights était tout aussi formidable.
Montembeault a repris confiance

Hué au Centre Bell et invectivé sur les réseaux sociaux à la suite de la visite des Capitals, Samuel Montembeault a refusé de se laisser abattre. Pendant huit jours, il a travaillé sa technique de déplacement en compagnie d’Éric Raymond, l’entraîneur des gardiens.
Le travail a rapporté, puisque Montembeault est l’une des principales raisons pour lesquelles le Tricolore l’a emporté à Las Vegas. Il a effectué 30 arrêts, la plupart étant réalisés pendant que ses coéquipiers cherchaient leurs repères et alors que l’avance du club était encore fragile.
Il lui faudra en coller quelques-unes pour ramener ses statistiques à un niveau respectable, mais c’est le genre de performance qui lui a assurément redonné confiance.
Le Canadien aura besoin de Samuel Blais

Personne n’a été surpris de voir Kent Hughes rapatrier Samuel Blais. On s’est rapidement rendu compte que Jared Davidson et Florian Xhekaj n’avaient pas les reins assez solides pour aider l’équipe à protéger une mince avance.
Blais revient à Montréal avec 265 matchs d’expérience dans la LNH. Il amènera de la vitesse et de la robustesse. Son style de jeu devrait être un meilleur complément que celui d’Alexandre Texier auprès de Jake Evans et de Josh Anderson.
En attendant que l’équipe rentre à Montréal, il s’est fait la main avec le Rocket de Laval, samedi soir. Il a marqué deux buts importants en plus d’offrir la victoire à son équipe lors des tirs de barrage.
Arber Xhekaj en arrache plus que jamais

N’eût été une blessure de dernière minute à Jayden Struble à Denver, Arber Xhekaj aurait regardé deux de ces trois matchs depuis la passerelle de presse. Ce qui n’a rien d’étonnant considérant la qualité de son jeu.
Oui, il s’est amélioré en laissant moins ses instincts de matamore prendre le dessus, mais ça demeure difficile défensivement. Et ce, en dépit du fait qu’il affronte principalement des troisièmes et quatrièmes trios.
Ses récupérations de rondelle sont difficiles, ses premières passes déficientes et ses prises de décision douteuses. Les entraîneurs du Canadien lui font si peu confiance qu’ils osent à peine l’envoyer dans la mêlée à court d’un homme.
Engström doit apprendre rapidement

Ce périple a marqué l’entrée en scène d’Adam Engström. Le coup de patin du Suédois de 22 ans est fluide, ce qui lui permet de couvrir et de gérer beaucoup d’espace.
S’il demeure dans le giron du Tricolore et que sa courbe d’apprentissage s’accélère, ce sera une excellente nouvelle pour l’organisation. La perte de Kaiden Guhle a créé un déséquilibre qui se fait de plus en plus sentir.
Alexandre Carrier est celui qui en souffre le plus. Son efficacité chute lorsqu’il dépasse les 18 minutes de jeu. Ce fut de nouveau le cas en Utah (-2 pour 20 min 1s de jeu) et au Colorado (-3 pour 22 min 53 s).
Les bancs sont loin en deuxième période...

Les ennuis du Canadien en deuxième période se sont poursuivis. Face au Mammoth, son avance de 2 à 0 s’est transformée en recul de 3 à 2. À Denver, il a de nouveau accordé trois buts, voyant son retard de 2 à 0 se creuser à 5 à 1.
Depuis le début de la campagne, le Tricolore a donné 36 buts dans la période médiane. Il n’y a que les Oilers (37) qui ont été plus généreux. On a beau dire que les bancs sont plus loin en deuxième période, c’est la même chose pour les deux équipes.
Manifestement, c’est un avantage duquel le Canadien n’est pas en mesure de profiter. Il a accordé 12 buts de plus qu’il en a marqué. Les Blues (-15) sont la seule équipe à faire pire.