«Notre meilleur match de la saison»: Martin St-Louis grandement satisfait de la victoire face aux Oilers

Jonathan Bernier
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Martin St-Louis s’était assuré de faire passer son message après la défaite face aux Rangers samedi. Avant de quitter New York, il avait souligné à gros traits le « manque de maturité » de ses joueurs et «les erreurs niaiseuses» qui avaient causé la perte de sa troupe.
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Vingt-quatre heures plus tard, après un défi de taille relevé de brillante façon, l’entraîneur-chef du Canadien n’avait que de bons mots à leur endroit.
«Du début à la fin, ce fut notre meilleur match de la saison, a-t-il lancé, sans détour. On a commis de petites erreurs ici et là, mais on était toujours là pour corriger.»

«Ce soir, nos 20 gars sont venus pour jouer. Ils étaient tous très engagés, a-t-il ajouté. À forces égales, on n’a pas donné grand-chose.»
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Alexandre Carrier reconnaît que ses coéquipiers et lui en devaient une à leur entraîneur après le triste revirement de situation de la veille.
«Tout le monde voulait se reprendre. On était plus intense sur le porteur de la rondelle, on fermait plus rapidement le bas de notre zone et l’enclave.»
Le défi était d’autant plus grand qu’il impliquait de garder Connor McDavid à l’œil. Une tâche que St-Louis a surtout confiée au trio d’Alexandre Texier, Jake Evans et Josh Anderson.
Accompagné pour une majeure partie de la soirée de Mike Matheson et Noah Dobson (de nouveau réunis), ce trio a limité la supervedette des Oilers à seulement deux tirs à forces égales.
«Ce n’est pas évident de savoir constamment où il se trouve. Il est extrêmement difficile à contrer. Même quand tu es en possession de la rondelle en zone offensive, tu dois te méfier», a indiqué Evans, qui a passé une bonne partie de la soirée dans les culottes du capitaine des Oilers.
«C’est la raison pour laquelle, nous devions tous être sur la même longueur d’onde. Tu ne peux pas contrer un joueur comme lui individuellement», a-t-il ajouté.
De la broue dans le toupet
Evans a rapidement vu un niveau de difficulté supplémentaire s’ajouter à sa mission lorsqu’Oliver Kapanen et Juraj Slafkovsky se sont retrouvés au banc des punitions en même temps.
Deux minutes à se défendre à cours de deux hommes, il y a de quoi avoir de la broue dans le toupet.
«J’ai eu l’impression que McDavid a passé les deux minutes à tenter de se faufiler entre mes jambes, a dit Evans. Tout le monde essayait de bloquer des tirs. Dobes a fait de bons arrêts. C’est ce genre de momentum dont nous avons besoin.»
Première étoile
Le gardien tchèque, qui voyait de l’action pour la première fois depuis sa difficile sortie face au Lightning, a été fumant au cours de cette infériorité numérique. Il a repoussé les cinq tirs des Oilers, cinq tirs de grande qualité.
«Ce sont des joueurs qu’on regarde tout le temps. Tu sais ce qu’ils cherchent à faire. J’ai essayé de penser à quelles seraient leurs intentions, a-t-il mentionné. Et, finalement, ils ont pas mal fait ce que je pensais.»
Dobes a ajouté 22 autres arrêts, pour un total de 27. Ce qui lui a valu la première étoile du match et de nombreuses acclamations de la foule.
«C’est une belle récompense après avoir passé une semaine à regarder les gars jouer», a-t-il laissé tomber.