Martin St-Louis: «Défensivement, on n’était pas là»

Mylène Richard
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Trop souvent les joueurs du Canadien ont laissé leurs adversaires sans surveillance dans l’enclave, ce qui a mené notamment à quatre buts des Sénateurs d’Ottawa mardi soir.
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Ç’a été un jeu d’enfant pour Artem Zub, Jake Sanderson, Drake Batherson et Brady Tkachuk de s’approcher de Samuel Montembeault pour le déjouer et filer vers une victoire de 5 à 2 au Centre Bell.
«L’autre équipe s’est défendue bien plus fort et mieux que nous. On a perdu beaucoup de batailles. Défensivement, on n’était pas là», a laissé tomber un Martin St-Louis déçu et laconique.
«Je ne suis pas dans leurs souliers. C’est une ligue exigeante. Chaque jeu est important, chaque lecture est importante. Il faut que tu fasses ta job et on ne l’a pas fait ce soir [mardi]», a ajouté l’entraîneur-chef du CH.

Pas de miracle
Dans le vestiaire, Alexandre Carrier, un des rares joueurs montréalais à ne pas avoir affiché un différentiel négatif, n’avait pas de réponse claire en ce qui concerne le jeu déficient devant le filet.
«Il faut juste qu’on trouve notre homme et qu’on resserre le jeu dans l’enclave. ‘‘Monty’’ [Montembeault] a fait un bon travail, mais quand, à répétition, des joueurs sont dans l’enclave tout seuls, il ne peut pas faire de miracle», a mentionné le défenseur.
«Ce n’est pas vraiment scientifique, il faut que tu trouves ton homme et que tu ne le laisses pas scorer, a continué Carrier. [...] Ça revient à l’effort. Il faut juste être plus connectés, jouer ensemble et rebondir demain [mercredi].»
Préoccupant
Nick Suzuki a également expliqué cette piètre performance par des erreurs mentales qui ont coûté cher.
«Ça ne peut pas arriver quand tu joues un système de couverture homme à homme. Chaque joueur doit s’occuper de son gars. Plusieurs rivaux se sont démarqués et ont trouvé les espaces libres. C’est préoccupant, mais nous n’avons pas fait un pas de recul», a assuré le capitaine.
Même si le Tricolore a ouvert le pointage rapidement, il n’a conservé son avance que pendant 24 petites secondes. Puis, tout s’est écroulé.
«On n’avait pas le sentiment d’urgence, a noté Joe Veleno. On ne gagnait pas assez de batailles et on se retrouvait avec des surnombres devant notre filet. C’est dur de se défendre dans ce temps-là. Ensuite, on joue du hockey de rattrapage et on est brouillons en zone défensive. Dans cette ligue-là, il va y avoir des joueurs qui te feront payer quand tu leur donnes du temps en masse.»
Jeu de puissance
S’il y a un point positif, c’est que l’attaque massive a produit les buts de Juraj Slafkovsky et de Suzuki. Ce dernier a terminé sa soirée de travail avec deux points, tout comme Cole Caufield.
«Nous n’avons pas marqué à forces égales. C’est aussi simple que ça, a analysé Slafkovsky. Notre avantage numérique a finalement fonctionné, mais nous n’avons pas conservé le rythme à cinq contre cinq.»
Après une bonne nuit de sommeil, les joueurs du Canadien pourront rapidement tourner la page en recevant les Jets de Winnipeg mercredi soir.