David Perron atteint un plateau important dans sa carrière
Il aime son sport encore plus qu’avant

Dave Lévesque
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Ce n’est pas tous les joueurs qui peuvent se vanter d’avoir disputé 1200 matchs dans la LNH, mais c’est ce que peut maintenant faire David Perron.
Le vétéran de 37 ans atteint cette marque importante en affrontant le Canadien au Centre Bell mardi soir.
«Ça fait plaisir d’atteindre ce plateau, surtout que ça se passe à Montréal. [...] Je regarde “G” [Claude Giroux] qui approche des 1300 matchs et je suis particulièrement heureux de vivre ça avec lui», a-t-il soutenu dans le vestiaire des Sénateurs d’Ottawa après l’entraînement matinal de l’équipe.
L’histoire de Perron est encore plus phénoménale quand on sait qu’il a été retranché du midget AAA à 16 ans pour aboutir dans le midget B et qu’il a dû passer par le junior AAA l’année suivante avant de jouer une saison dans la LHJMQ pour ensuite être repêché en première ronde par les Blues de St. Louis, avec qui il a fait immédiatement le saut dans la LNH à 19 ans.

Le plaisir
Quand on joue encore dans la LNH à 37 ans, c’est qu’on est un passionné de son sport et qu’on éprouve encore surtout beaucoup de plaisir à être sur la glace. Mais il est particulièrement stimulé parce que son fils peut le voir évoluer.
«Mon garçon a 10 ans, j’ai beaucoup de plaisir à aller dans le gymnase chaque matin et l’emmener avec moi et faire des choses juste pour nous amuser. J’ai tout le temps aimé ça jouer au hockey, mais je pense que j’aime plus ça [maintenant] qu’à tout autre moment de ma carrière.»
Le père peut maintenant créer des souvenirs avec son fils plutôt que simplement lui raconter les siens.
«On a gagné la Coupe à St. Louis en 2019, ça fait déjà six ans. Dans ma tête, il allait se souvenir de ces moments-là. Ce n’est pas qu’il ne s’en souvient pas, parce qu’avec les vidéos et les photos, c’est plus facile, mais il fait réaliser qu’il avait juste 4 ans.
«Maintenant, à 10 ans, ce sont vraiment des souvenirs. Quand on se parle au téléphone, il regarde les faits saillants. Quand on jouait dans l’ouest, il analysait les matchs et c’est le fun de le voir aller de la même manière qu’on parle de ses matchs.»
Moment déterminant
Si Perron a pu rouler sa bosse aussi longtemps dans la LNH, c’est parce qu’il a su s’adapter aux cycles qui rythment la ligue. Mais un événement a été déterminant dans sa trajectoire.
«Je me souviens particulièrement de Pittsburgh, il y a une dizaine d’années. Je pensais que ça serait la meilleure opportunité de ma carrière et ça n’avait pas bien été individuellement là-bas. J’aimais l’équipe, j’aimais l’organisation, les gars étaient incroyables, mais ça ne cliquait juste pas de mon côté.»
Après deux demi-saisons au cours desquelles il avait amassé 38 points en 86 matchs, les Penguins l’ont cédé aux Ducks d’Anaheim.
«C’était un peu un moment où ça allait passer ou casser. Je devais trouver le moyen de jouer du bon hockey et j’ai eu la chance de jouer avec Ryan Getzlaf, ce qui a probablement été la meilleure affaire de ma carrière. J’ai appris à jouer offensivement et pesant sur la rondelle en gagnant mes batailles le long de la bande, ce qui est encore une force aujourd’hui.»