Mark Carney prévient que la guerre fera monter les prix de tout si elle s’éternise


Raphaël Pirro
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OTTAWA | Mark Carney a averti que le Canada n’est pas à l’abri des impacts collatéraux sur l’économie mondiale de la guerre menée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient, qui fera presque certainement monter les prix de tout un peu partout dans le monde.
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« Plus [la guerre] va durer, plus le déséquilibre sera important, plus les répercussions seront importantes, plus les impacts économiques mondiaux seront importants, sans aucun doute », a déclaré le premier ministre en conférence de presse aux Territoires du Nord-Ouest, jeudi.
C’est déjà le cas avec l’essence, dont les prix ont augmenté drastiquement en deux semaines – un « défi immédiat » pour les Canadiens, a dit M. Carney.
Mais c’est aussi le cas de l’engrais, dont le tiers du trafic mondial traverse le détroit d’Ormuz, presque entièrement bloqué à l’heure actuelle par des actions stratégiques de l’Iran.
« Nous en voyons les implications pour les engrais, par exemple. En fin de compte, tout au long de la chaîne [d’approvisionnement], partout dans le monde, cela peut avoir des répercussions sur les engrais, le prix des denrées alimentaires », a dit Mark Carney.
Le Canada peut se réjouir d’être un exportateur net de pétrole et de gaz, a-t-il argué sur une note plus positive, car cela place le pays dans une position un peu plus enviable que d’autres.
Pour autant, les stratégies des alliés pour mitiger les effets de la guerre sur les prix du pétrole, comme le recours à des réserves stratégiques, n’aura qu’un effet limité sur les cours.
Mais il ne faut pas se berner : si le conflit s’éternise, les marchés financiers vont ralentir davantage et les taux d’intérêt pourraient grimper.
Depuis l’attaque initiale des États-Unis et d’Israël contre le régime iranien, il y a bientôt deux semaines, 16 navires pétroliers et marchands ont été la cible d’attaques dans le golfe Persique, selon une compilation du New York Times.
Le baril de pétrole a dépassé la barre des 100 $ dans la dernière semaine.