Le litre d’ordinaire pourrait atteindre 1,90$ dans certaines stations de Montréal d’ici dimanche
Un bond de 15¢ en fin de semaine.à entrevoir


Louis Deschênes
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Les automobilistes québécois ne seraient pas au bout de leur peine, puisque le coût du litre d’essence pourrait bondir de 15 ¢ en fin de semaine après un bref répit.
« Vous n’avez encore rien vu », lance l’analyste Dan McTeague en faisant référence à la chanson You Ain’t Seen Nothing Yet, du groupe canadien BTO.
« Les gens devraient profiter des prochaines heures pour faire le plein parce que nous allons avoir plusieurs jours d’augmentation », prévient le président de l’organisme Canadiens pour une énergie abordable.
Selon l’expert, tous les indicatifs laissent entrevoir des hausses de 6 ¢ vendredi, de 5 ¢ samedi et de 4 ¢ dimanche, ce qui ferait grimper le coût du litre autour de 1,90 $ dans certaines stations-service de Montréal et de Laval.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Pause temporaire
Malgré la libération de 400 millions de barils issus des réserves pétrolières des 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les cours du pétrole étaient à la hausse jeudi.
Toute la journée, le baril de Brent a oscillé près de 100 $US, en hausse de 6 % comparativement à la veille.

« La décision d’utiliser les réserves stratégiques a permis de calmer le jeu un peu, mais on voit que le prix du baril est reparti en montant et cet effet à la hausse, le Québec l’aura ce week-end », explique M. McTeague.
Les hausses du diesel, sur lequel repose une bonne partie de l’économie mondiale, seront aussi mirobolantes.
Explosion du diesel
Comme pour l’essence ordinaire, les actions menées par l’AIE n’auront fait que ralentir de quelques heures l’escalade du coût du diesel, qui pourrait augmenter de 25 ¢ au Québec avant le retour au travail de ce lundi.
« Quand on voit une augmentation qui est le double de l’essence sur les marchés, on doit s’inquiéter », mentionne Dan McTeague.
Le président-directeur général de l’Association du camionnage du Québec remarque que le prix du diesel est passé de 1,62 $ à 1,93 $ en deux semaines.
La majorité des camionneurs ont des clauses de supplément pour carburant leur permettant de récupérer les dépenses additionnelles en essence, rappelle Marc Cadieux.
« Toutefois, ce sont les consommateurs qui vont payer la facture pour ces hausses [...] Que ça arrive par bateau, par train, que ça fasse son dernier bout de chemin en camion, tout le monde est interpellé », dit-il au Journal.

Trump ne bronche pas
Aux États-Unis, l’essence est en hausse de 22 % depuis le début du conflit, se détaillant actuellement à 3,60 $US le gallon (0,95 $US le litre), selon l’association automobile américaine.
Malgré cette augmentation, le président Donald Trump ne fait pas de la flambée du pétrole sa priorité.
« Les États-Unis sont de loin le plus grand producteur de pétrole au monde, donc lorsque les prix du pétrole augmentent, nous gagnons beaucoup d’argent », a-t-il écrit sur son réseau social, Truth.
« En tant que président, ce qui est beaucoup plus important pour moi, c’est d’empêcher un empire du mal, l’Iran, de se doter d’armes nucléaires et de détruire le Moyen-Orient, voire le monde entier », a-t-il ajouté.
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