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Marc Bergevin revient sur sa relation compliquée avec les médias dans une rare entrevue

TVA Sports

2025-04-01T15:21:26Z

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La relation compliquée entre l’ancien directeur général des Canadiens Marc Bergevin et l’imposant contingent médiatique montréalais est fort documentée. Dans une rare entrevue, Bergevin est revenu sur le sujet à plusieurs reprises, tout en réitérant son désir de redevenir DG dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Bergevin, qui accordait une deuxième entrevue seulement depuis son congédiement du CH en 2021, s’est entretenu longuement avec le journaliste Andy Strickland et l’ancien attaquant des Blues de St. Louis Cam Janssen au balado The Cam & Strick Podcast.

Ses interactions avec les médias ont occupé une bonne partie de la conversation. Bergevin n’a pas été méprisant envers la jungle montréalaise, mais il a insisté à quelques reprises sur la réalité de ce marché exigeant, tant pour les joueurs que le DG.

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Il a notamment avoué avoir dû intervenir à certains moments auprès d’un membre de la presse.

«Je comprends que c’est délicat, car les journalistes doivent rapporter des informations, mais ils n’ont pas les informations que nous avons, a plaidé Bergevin. Si je trouvais que quelqu’un avait franchi la ligne, je lui disais... mais pas tout le temps, sinon j’aurais toujours été en train de le faire.

«Je lui expliquais ce qui se passait vraiment pour qu’il puisse ajuster le tir.»

Pour se protéger du bruit ambiant, Bergevin s’efforçait de ne pas écouter la radio sportive dans sa voiture.

«Je disais à mon responsable des relations publiques de me tenir au courant si c’était important, mais autrement, je n’avais pas besoin de savoir.»

Il était délicat pour lui, aussi, d’entretenir des relations plus personnelles avec les journalistes, puisqu’ils étaient trop nombreux et il ne pouvait accorder un traitement préférentiel à qui que ce soit.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

«Sinon, tu ne t’arrêterais pas. Il y a des journalistes à gauche et à droite», a-t-il illustré.

Quand on lui a demandé si les journalistes francophones et anglophones se comportaient différemment, il n’a pas mordu à l’hameçon.

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«Ça n’a pas de lien avec la langue, a-t-il précisé. C’est une question personnalité.»

Dans les tranchées pour ses joueurs

Le principal intéressé s’est félicité d’avoir été un DG prêt à aller à la guerre pour ses joueurs durant son règne à Montréal.

«Quand Price a [officieusement] pris sa retraite, il m’a donné le casque qu’il a porté pendant la finale de la Coupe Stanley. Il m’a dit: “Berge, ceci est pour toi.”»

Même si Bergevin assurait aller dans les tranchées pour tous ses joueurs, on a senti au cours de son passage à Montréal un attachement particulier pour Price, Shea Weber et Brendan Gallagher.

Bergevin avait pleuré en annonçant une prolongation de contrat accordée à Gallagher.

«Certains gars sont low maintenance. Il est no maintenance», a-t-il lancé, en se rappelant un soir où il refusait de quitter le banc pour recevoir des soins après que Matt Niskanen lui eut brisé la mâchoire. Sa mère nous a quittés dans les derniers jours. Ça m’a ébranlé. Sa bataille contre le cancer affectait Gallagher. Je lui ai envoyé un message texte et il m’a répondu.»

Suzuki, «all business»

Force est d’admettre que Nick Suzuki fait très bien paraître Bergevin, son ancien DG, à l’heure actuelle. Son acquisition dans un échange avec les Golden Knights de Vegas impliquant Max Pacioretty en 2018 représente un coup de maître avec le recul.

«Vegas a besoin d’un marqueur. Un joueur de centre est difficile à obtenir, a analysé Bergevin. L’intelligence de Nick est très élevée. Je ne suis pas surpris de ses succès.

«Je me souviens des séries de 2021. Il avait été frappé très durement par Brayden McNabb et il s’était relevé et avait continué à jouer comme si rien ne s’était passé. La même chose est survenue en finale contre Tampa. Webby avait dit: ne t’inquiète pas, on va te venger. Nick avait répondu: non, c’est bon, gagnons ce match. Il est all business

En vrac
  • Même s’il aime travailler avec Rob Blake avec les Kings de Los Angeles, il avoue s’ennuyer de prendre les décisions
  • Il estime que Joel Quenneville reviendra éventuellement dans la LNH
  • Il ne savait même pas que Shea Weber était extrêmement amoché avant de le rencontrer après la finale de la Coupe Stanley: «Je n’avais vu aucun drapeau rouge. Je n’ai jamais eu peur qu’il manque un match. Même au terme des séries, on atterrit à Montréal et il me raconte tout. Il avait besoin d’une heure et demie juste pour se préparer pour un entraînement. Et il n’a jamais rien manqué et il ne s’est jamais plaint.»
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