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Manifestations en Iran: le silence du Canada est «incompréhensible», déplore une politicologue

Photo portrait de Samuel Roberge

Samuel Roberge

2026-01-12T23:27:06Z
2026-01-12T23:39:44Z

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Il est difficile d’expliquer pourquoi le Canada ne se montre pas plus vocal à l’égard des manifestations meurtrières en Iran, qui perdurent depuis plusieurs jours, dénonce une spécialiste de la politique étrangère.

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«Nous sommes quand même, et je l’espère, dans un pays démocratique, dans un pays qui défend les libertés, qui condamne ce type de répression. C’est incompréhensible», affirme Hanieh Ziaei, politologue rattachée à la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal.

En entrevue au micro de Benoît Dutrizac, à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal lundi, Mme Ziaei rappelle les slogans scandés en Iran pendant la crise qui a suivi la mort de Mahsa Amini: «Le silence est criminel.»

«On ne peut pas se permettre, en tant qu’État, en tant que pays démocratique, qui défend ces valeurs-là, de ne rien dire. Il faut absolument condamner. Il faut absolument réagir», insiste-t-elle.

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Elle croit que le Canada doit absolument aider le mouvement révolutionnaire en Iran.

«La diaspora iranienne contribue énormément au Canada. Et le Canada est un territoire d’accueil pour beaucoup d’immigrants. On vient justement chercher la liberté parce qu’on n’a pas cette liberté dans nos pays d’origine», indique la politologue.

Ces derniers jours, la situation en Iran s’est envenimée, alors que le bilan des morts n’a cessé de s’alourdir.

«Les blessés arrivent de manière massive. Vous avez des images très difficiles et d’une violence assez insupportable, soutient Mme Ziaei. Je n’ai pas de mots pour le dire parce qu’on voit vraiment des cadavres. On voit des morgues. En fait, ils sont complètement dépassés. Il n’y a plus de place. Les corps sont au sol, déposés sans aucune dignité.»

Et selon elle, les autorités n’ont aucune retenue face aux manifestants.

«Ils ont tiré au niveau de la tête, au niveau des yeux. C’est vraiment souvent la tête qui est visée, que ce soit le cou, la gorge, les yeux. Ça ne laisse malheureusement aucune chance à ces manifestants, rappelons-le, non armés, face à un État qui est armé et qui déploie évidemment des tirs à balles réelles.»

Écoutez l’entrevue intégrale de Hanieh Ziaei dans les extraits vidéo et sonore ci-haut.

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