Malgré une situation «un peu difficile à avaler», Vincent Desharnais est loin de s’apitoyer sur son sort
Agence QMI
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Être laissé de côté pour les trois dernières rencontres de la finale de l’Association de l’Ouest est un moindre mal pour Vincent Desharnais, qui a vécu bien pire pendant son parcours au hockey et qui a maintenant la chance de jouer pour la Coupe Stanley.
Il ne faut pas se méprendre: le défenseur format géant a d’abord été surpris de la décision de l’entraîneur-chef des Oilers d’Edmonton, Kris Knoblauch. La stupéfaction a toutefois rapidement fait place à la joie, quand son équipe a remporté les trois parties face aux Stars de Dallas.
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«C’est sûr que c’était une situation un peu frustrante, un peu difficile à avaler. Veux, veux pas, j’ai joué les 15 premiers matchs. Je faisais partie de l’équipe, je jouais un rôle important, et du jour au lendemain, je suis laissé de côté. Il n’y avait pas de raison exacte. C’était juste pour brasser les gars un peu. C’est tout à l’honneur du coach, ç’a très bien fonctionné», a reconnu vertueusement le Québécois à son passage de mardi à l’émission JiC.
Desharnais n’a pas hésité à vanter le travail de son remplaçant Philip Broberg, qui a marqué un but important durant le match numéro 5. C’est une belle preuve du respect mutuel entre ses coéquipiers et lui, et disons que le hockeyeur de 28 ans est bien entouré.
«Il y a tellement de gars qui sont venus me voir. Les coachs et Connor [McDavid], ils sont venus et ils m’ont dit: “une grande partie de pourquoi on est rendu ici, c’est grâce à toi. Sois fier de toi.” [...] Des commentaires comme ça, ça vaut plus que les commentaires des médias et même de ma famille», a-t-il expliqué.
Rester positif
Le Lavallois ne changerait rien à sa carrière malgré les hauts et les bas. C’est à 26 ans qu’il a finalement atteint la Ligue nationale, après de longues années à ronger son frein.
«Il y a tellement de choses qui se sont passées durant ma carrière, a avoué Desharnais. Je me suis dit “pourquoi est-ce que ç’a été aussi long? Pourquoi est-ce que c’est long avant que je me rende?” Je me dis que ç’a vraiment valu la peine, tous les efforts, toutes les embûches que j’ai traversées pour me rendre ici.»
Le choix de septième ronde dit avoir été laissé de côté sur tous les plans, que ce soit dans la Ligue américaine, dans les rangs juniors ou à l’université. Sauter son tour n’est certainement pas ce qui allait gâcher son moment.
«Quand tu es jeune, tu rêves de jouer en finale de la Coupe Stanley. Quand je jouais au mini-hockey avec mon frère, quand on jouait dans la rue, le nombre de fois que tu le dis et que tu fais comme si c’était ça qui se passait. Je suis rendu là», a-t-il répété.
«Je dois rester positif et être un bon coéquipier. Je dois rester prêt parce que je sais que j’aurai une chance de jouer en finale», a ajouté Desharnais, faisant écho aux propos de Paul Coffey comme quoi il jouerait un rôle crucial face aux Panthers de la Floride.
Voyez l’entrevue au complet en vidéo principale.