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Mailloux: «Je suis un joueur plus complet»

Il a travaillé sur son jeu défensif cette saison

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-03-13T23:00:00Z

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Quiconque a vu un match de Logan Mailloux la saison dernière, surtout en début d’année, savait qu’il devrait polir son jeu défensif et il l’a fait. 

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Il faut être honnête, à ses premiers coups de patin avec le Rocket de Laval, son jeu en territoire défensif relevait parfois de l’aventure périlleuse. Mailloux était un surdoué chez les juniors, il devait s’acclimater au jeu dans les rangs professionnels. C’est pourquoi Pascal Vincent prône la patience.

«Quand tu es repêché, c’est que tu as un talent qui est différent de celui des autres, mais quand tu arrives ici ou dans la Ligue nationale [de hockey], ce sont tous des joueurs qui sont aussi bons ou meilleurs que toi, donc il fait que tu trouves des manières de compléter cette photo-là.

«Josh Morrissey, ça lui a pris trois ans complets dans les mineures avant de passer à la Ligue nationale. Ça prend du temps pour les défenseurs et pour certains joueurs, ça va plus vite, mais pour d’autres, ça peut prendre un an, deux ans ou trois ans.»

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Effort

Mailloux a pris de l’expérience et de la maturité au cours de sa première saison professionnelle et il a donc compris qu’il devait polir son jeu défensif.

«J’ai beaucoup plus travaillé sur mon jeu défensif cette année parce que l’an passé, j’avais l’impression de me faire doubler trop facilement parce que je ne bougeais pas mes pieds trop vite.

«Je pense que je suis meilleur pour suivre les adversaires et mon jeu est plus serré, je suis meilleur pour tuer les jeux et ça s’améliore à mesure que la saison progresse.»

Aux yeux de Pascal Vincent, c’est un processus normal pour un jeune joueur à qui tout souriait aux niveaux inférieurs et qui doit s’adapter à une nouvelle réalité.

«Logan, il travaille et il a compris pourquoi et ça, c’était la plus grosse partie. Les plus vieux se souviennent que Guy Carbonneau a fait cet ajustement-là. Marc Bureau était un marqueur chez les juniors, il a dû s’ajuster et trouver sa niche, c’est aussi le cas de Paul Byron.»

Pas de côté

La saison dernière, Mailloux a récolté 47 points en 72 rencontres chez le Rocket alors que cette année, il en compte 29 en 48 parties. Il n’y a pas de progression, mais c’est le genre de concession qu’un joueur doit parfois faire afin de progresser à long terme.

«Je ne dirais pas que j’ai pris un pas de recul, mais quand tu veux vraiment travailler sur un aspect de ton jeu, tu dois te concentrer sur celui-ci. Je dois continuer de jouer à ma façon et ça implique de tirer au but, mais j’ai aussi l’impression que mon jeu dans les deux sens de la patinoire s’est amélioré. Tout est une question de trouver un bon équilibre.

«J’ai beaucoup appris cette saison. Il y a peut-être une période de quelques mois où je ne produisais pas beaucoup, mais ce n’est pas sur ça qu’on voulait travailler. Je ne jugerai pas de mes succès par les points que j’accumule. J’estime que je joue un style de hockey qui est beaucoup plus complet qu’avant.»

Discipline

Quand on regarde les statistiques de Mailloux, on constate que le nombre de minutes de punition est en baisse. Il en avait récolté 91 l’an passé et il en a reçu 60 jusqu’à maintenant cette année.

«Je crois que je peux en donner plus sur le plan physique. Prendre une punition pour rudesse quand tu attires l’adversaire au banc avec toi, ce n’est pas une mauvaise chose et parfois ça vaut la peine.

«Je dois être capable d’apporter cet élément physique tout en étant capable de marcher sur cette fine ligne. L’an passé, j’ai reçu plusieurs punitions de dix minutes, ce qui a fait augmenter mes minutes de punition.»

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