Pascal Vincent: «Cette année est dans mon top 3 des plus belles»
Il a retrouvé le plaisir d’entraîner après une saison difficile à Columbus


Dave Lévesque
Partager
Pascal Vincent n’a passé qu’une saison à la barre des Blue Jackets de Columbus, mais elle a suffi à lui faire douter de son amour pour son job.
Vincent avait été embauché en septembre 2023 pour remplacer Mike Babcock, quatre jours avant le début du camp d’entraînement. Sous sa gouverne, les Jackets ont présenté une fiche de 27-43-12 et ont terminé au dernier rang de l’Association Est de la LNH.
Le vétéran entraîneur a été remercié en juin 2024 après une saison difficile au cours de laquelle ses décisions ont constamment été remises en question.
Alors quand le Canadien lui a proposé de diriger le Rocket de Laval, un retour dans la Ligue américaine n’était qu’un pas en arrière pour Vincent, qui a grandi à cinq minutes de la Place Bell. C’était aussi une chance de retomber amoureux de son sport.
Distant
C’est précisément pour cette raison qu’il a accepté de prendre la relève de Jean-François Houle, parti diriger le programme masculin de l’Université Clarkson.
«J’adore mon métier, mais l’an passé, ç’a été une saison difficile et cette année je voulais retrouver l’amour pour mon métier. Ce n’est pas que je l’avais perdu, mais il était un peu plus distant.»
Grâce à un groupe de joueurs tissé serré qui adhère au programme qu’il a proposé, l’amour est revenu de façon intense.
«Je dois avouer que cette année, c’est dans mon top 3 des plus belles années que j’ai eues en 30 ans de coaching. C’est une maudite bonne gang de gars.»
Bonne entente
La saison dernière, le Rocket s’est battu pour une place en séries et a échoué alors que cette saison, l’équipe est au sommet du classement de la Ligue américaine avec une fiche de 37-15-3 pour 77 points avant les matchs de mercredi soir.
Il lui est difficile de comparer avec la saison dernière, puisqu’il n’était même pas dans la même ligue, mais Vincent sait ce qui fait la force de son groupe.
«Je ne connais pas le groupe de l’an passé et je ne sais pas quelle est la différence. Tout ce que je connais, ce sont les gars qui sont là cette année et honnêtement, depuis le jour un, on parle d’un état d’esprit de séries. Si tu ne ferais pas quelque chose en séries, ne le fais pas maintenant.
«C’est un groupe qui se tient. Par exemple, j’ai peut-être trois ou quatre joueurs qui auraient pu être rappelés et c’est Josh qui l’a été et les gars sont contents pour lui, ils ne sont pas déçus. La chimie est là, ils ont du plaisir à jouer au hockey et les uns pour les autres. Il n’y a rien de plus puissant qu’une équipe qui a ça.»
Bien bâtie
Quand on demande à Pascal Vincent s’il est surpris de voir son équipe en tête, il ne répond pas directement à la question. Il explique plutôt pourquoi il en est ainsi.
«Je parlais avec des dépisteurs dernièrement et je leur disais que l’une des bonnes choses que l’équipe a faites, c’est qu’elle a repêché de bonnes personnes, et c’est important.
«L’autre chose, c’est qu’on a des gars intelligents du point de vue du sens du hockey. On leur enseigne quelque chose et ils le comprennent tout de suite et ils adhèrent à ce qu’on essaie de faire.»
On mentionnait plus tôt que l’équipe adhérait au concept mis de l’avant par Pascal Vincent et celui-ci est conscient qu’il en demande beaucoup à ses joueurs.
«Ce n’est pas facile ce qu’on leur demande et il y a une raison pour laquelle nous sommes au premier rang. On leur demande des choses qui sont difficiles à faire lors de chaque match, mais si tu le fais tout le temps, tu te donnes des chances de gagner.»