Maïka Pelchat de «La Voix»: bien plus que la nièce de Mario Pelchat
Nathalie Slight
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Maïka Pelchat connaît un parcours atypique à La Voix. Choisie par Corneille à la suite de son Audition à l’aveugle, elle a été volée in extremis par nul autre que son oncle Mario, lors de l’étape des Duels. Et la voilà qui déloge les jumeaux Thibault, durant la Chaise musicale des Qualifications. Impressionnant pour une jeune femme qui n’était jamais montée sur scène avant de participer à ce concours télévisé !
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Maïka, on connaît l’amour de la musique de ton oncle Mario Pelchat. Mais qu’en est-il de tes parents ?
La musique a toujours fait partie intégrante de ma famille. Mon père, Éric, chante très bien, mais il évolue dans le domaine de la construction. Même chose pour ma mère, qui travaille dans le laboratoire d’une pharmacie. Mes frères sont dans le domaine de l’architecture et de la construction. Pour ma part, j’effectue présentement une technique en design d’intérieur, comme ma tante, qui exerce ce métier.


À quel moment as-tu décidé de faire de la musique plus sérieusement ?
C’est venu sur le tard. Au secondaire, j’étais passionnée de sport, plus précisément d’athlétisme, que je pratiquais à un niveau compétitif. Mes épreuves fétiches étaient les sprints aux 100 mètres et 200 mètres. Avec les études, les entraînements et les compétitions, il n’y avait pas beaucoup de place pour autre chose.

Et quand la chanson a-t-elle refait surface dans ta vie ?
À la toute fin de mes études secondaires, en plein cœur de la covid. Je suis de ces étudiants qui n’ont pas eu droit à leur bal de finissants, puisque les rassemblements étaient interdits à l’époque. Lors du confinement, je me suis remise à la chanson et j’ai réalisé à quel point ça me faisait du bien. J’ai commencé à publier des petits clips de moi qui chante sur les réseaux sociaux, mais j’étais tellement gênée que je ne montrais même pas mon visage ! Dans les partys de famille, quand on me demandait de chanter, je n’étais pas capable, j’avais envie de pleurer.
Et qu’est-ce qui t’a poussée à te présenter à La Voix cette année ?
J’ai décidé de sortir de ma zone de confort, de me mettre en danger. Et tant qu’à y aller, pourquoi ne pas y aller à fond ? (rires) Lors de mon Audition à l’aveugle, c’était la toute première fois que je chantais sur scène, devant public. Je n’avais jamais fait de spectacle, jamais pris part à des compétitions. D’ailleurs, j’ai peu de souvenirs de ma performance à La Voix, comme si mon cerveau était trop stressé pour enregistrer le moment. Tout ce dont je me souviens, c’est d’avoir été accueillie dans l’équipe de Corneille.
Suite à l’étape des Duels, ton oncle, Mario Pelchat, a utilisé son bouton Vol. Un moment hyper émouvant !
Ah ça, je m’en souviens très bien par contre ! (rires) J’étais tellement soulagée que mon aventure se poursuive, parce que j’étais consciente que je pouvais en donner plus.
As-tu développé des trucs pour gérer ton stress ?
Premièrement, prendre le temps de respirer. Je crois que c’est « la » chose à faire lorsqu’on est envahi par la nervosité. Pour le reste, il faut faire abstraction du public, de ce que les gens pensent. Pendant trop longtemps, je voulais que tout soit parfait, alors qu’un petit accro, dans une chanson, c’est tout à fait normal. La Voix m’a fait comprendre que je dois miser davantage sur l’émotion que sur la perfection.
Tu as un frère jumeau. Chante-t-il également ?
Oui, Jérémy et moi, on chante ensemble depuis qu’on est tout petits. Mais contrairement à moi, ce n’est pas sa principale passion. Il est présentement à Prague, pour étudier l’architecture dans le cadre d’un échange avec l’Université Laval. Nous avons toujours été très proches, et cette année, nous vivons deux expériences hyper significatives sur deux continents différents.


Regarde-t-il tes performances à La Voix?
Bien sûr ! Il s’est muni d’un VPN, juste pour avoir accès au contenu que diffuse TVA. Il est triste de ne pas être présent pour cette grande étape de ma vie, tout comme je suis triste de ne pas aller le visiter en Europe. Mais on est heureux de réaliser nos rêves, à des milliers de kilomètres de distance.


Quels sont tes projets suite à La Voix?
J’ai le goût de prendre de plus en plus d’expérience de scène, parce que c’est en performant que je gagne confiance en moi. J’aurai bientôt quelques dates à annoncer à ce sujet. Sinon, je suis en contact avec plusieurs candidats de La Voix. Il y a bien sûr ceux des deux équipes dont j’ai fait partie, soit celle de Corneille et de Mario. Mais j’ai aussi développé des liens avec les candidats de France d’Amour et de Roxane Bruneau. On s’est créé une belle petite communauté, on s’encourage mutuellement sur les réseaux sociaux, c’est une de mes plus belles surprises de La Voix.