Maduro capturé par les États-Unis: l’intervention de Trump respecte-t-elle le droit international?
Agence QMI
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L’extradition de l’ex-président du Venezuela, Nicolas Maduro, par les États-Unis et l’ouverture de son procès à New York contreviennent aux règles du droit international, selon un avocat et haut fonctionnaire à la retraite auprès de l’ONU.
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«C’est absolument condamnable d’un point de vue de droit international. C’est carrément la loi du plus fort, la plus grosse brute qui gagne et c’est ce qui est arrivé», tranche André Sirois, mardi, en entrevue avec Mario Dumont à QUB radio et télé, diffusée au 99,5 FM à Montréal.
Il reconnaît toutefois que l’intervention menée sous l’administration Trump s’est déroulée sans faire de victimes, tout en laissant le Venezuela sans véritable chef d’État.
«Faut bien reconnaître que ça a été extrêmement bien fait, insiste-t-il. Il n’y a pas eu de morts. Les Vénézuéliens n’ont pas à se plaindre de ça, sauf qu’ils n’ont plus de chefs d’État en ce moment.»
Sur le plan juridique, le dossier s’annonce long et complexe. M. Sirois prévoit un débat qui pourrait s’étirer sur plusieurs années.
«Le chef d’État vénézuélien va se défendre en disant qu’il est le chef d’État et les Américains disent qu’il n’a pas été élu légitimement. Ça va être une affaire interminable à tout point de vue», explique-t-il.
Selon lui, l’intervention américaine ne repose pas sur des principes démocratiques.
«Trump n’a jamais mentionné une seule fois le mot démocratie dans ses déclarations, souligne M. Sirois. Il n’est pas question de démocratie là-dedans, il est question de pouvoir américain, de pouvoir de Trump et ça s’arrête là.»
Pour le président américain, les questions de droit «sont très secondaires», note l’avocat. «C’est la loi du plus fort. Après qu’il a donné un coup de poing sur la table, il y a peut-être un semblant de négociation, mais c’est d’abord lui qui affirme qu’il est le plus fort.»
André Sirois estime enfin que la communauté internationale dispose de peu de leviers pour intervenir.
«Ça démontre une fois de plus l’inutilité totale de l’Organisation des Nations unies (ONU)», conclut-il, rappelant que le droit de veto au Conseil de sécurité empêche toute condamnation formelle de l’action américaine.
Écoutez l'entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.