Maduro reste incarcéré, la légalité de l'opération militaire américaine au Venezuela remise en question
Agence QMI
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Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro est demeuré incarcéré à New York au lendemain de sa comparution, lors de laquelle il a plaidé non coupable à quatre chefs d'accusation. Les réactions se sont fait encore nombreuses, mardi, concernant sa capture par l'administration Trump.
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Voici les développements de la journée de mardi.
21h05 | Des chefs de guérillas colombiennes fuient le Venezuela après les frappes américaines
Des commandants de la guérilla colombienne qui auraient opéré au Venezuela fuient après l'opération américaine qui a évincé le président Nicolas Maduro, a indiqué à l'AFP une source au sein des forces colombiennes.
Bogota soupçonne que des chefs de groupes puissants tels que la guérilla de l'ELN (Armée de libération nationale) ainsi que des factions dissidentes de la guérilla des FARC aujourd'hui dissoute vivent au Venezuela.
Selon des experts, ces guérillas impliquées dans le trafic de cocaïne circulent sur le sol vénézuélien avec la bienveillance de l'armée vénézuélienne, ce que M. Maduro a nié.
Un officier des forces armées colombiennes a déclaré mardi à l'AFP, sous couvert d'anonymat, avoir reçu des informations selon lesquelles des chefs guérilleros cherchent à retraverser la frontière après les bombardements menés dans la nuit de vendredi à samedi par Washington à Caracas et d'autres endroits du pays.
Cette opération s'est soldée par l'enlèvement du chef de l'État et son épouse et la mort de 55 militaires vénézuéliens et cubains.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
20h25 | La présidente par intérim nomme un vice-président spécialiste de l'économie
La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a nommé mardi un ex-directeur de la banque centrale vénézuélienne en tant que vice-président chargé de l'économie, poste qui constitue une priorité pour son administration.
C'est le premier changement annoncé par Delcy Rodriguez depuis son accession au pouvoir après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro. Outre le poste de vice-présidente qui la plaçait première dans l'ordre de succession, Mme Rodriguez était aussi la grande cheffe de l'économie ainsi que ministre des Hydrocarbures.
19h36 | Le Mexique s'inquiète après l'intervention américaine au Venezuela
Après l'intervention militaire des États-Unis au Venezuela, le président américain sera-t-il tenté d'intervenir à Cuba, en Colombie ou même chez son voisin du Mexique? Notre journaliste Félix Séguin s'est rendu dans la capitale mexicaine pour prendre le pouls de la population.
19h01 | Sept jours de deuil en hommage aux victimes de l'attaque américaine
La présidente par intérim vénézuélienne Delcy Rodriguez a décrété mardi sept jours de deuil en hommage aux victimes de l'attaque américaine qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro et dont le bilan exact n'est pas connu.
«Un message à nos jeunes martyrs qui ont donné leur vie pour la défense de notre pays. J'ai pris la décision de décréter un deuil de sept jours en honneur et à la gloire des jeunes, des femmes, des hommes qui sont morts, qui ont offert leur vie en défendant le Venezuela et le président Nicolas Maduro», a-t-elle dit à la télévision.
18h55 | Trump dit que le Venezuela «va remettre» jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis
Donald Trump a déclaré mardi que le Venezuela allait «remettre» jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis, en affirmant qu'il contrôlera les revenus générés en tant que président américain.
«Je suis ravi d'annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux États-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité», a affirmé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. «Ce pétrole sera vendu au prix courant et l'argent sera contrôlé par moi, président des États-Unis, pour garantir qu'il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des États-Unis», a-t-il ajouté.

16h45 | Anxiété à la frontière entre la Colombie et le Venezuela
De nombreux Colombiens se disent encore «sous le choc», trois jours après l'attaque américaine et la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro.
«Ce qu'ils font maintenant, c'est voir ce qu'ils peuvent prendre», estime le professeur de 55 ans Walter Monsalve, par ailleurs circonspect sur le rôle des Nations Unies, interrogé à la frontière par l'AFP.
«Ces organismes internationaux ne stoppent pas ces situations», déplore-t-il.
Kayleig Jiménez, une étudiante de 16 ans, se dit aussi encore incrédule mais remplie d'espoir de voir revenir des proches et amis qui ont fui.
«Nous sommes désormais "Veneyork"», a-t-elle dit.
Lors de son premier mandat (2017-2021), Donald Trump avait conduit sans succès une politique de sanctions maximales contre le Venezuela.
15h38 | Maduro et sa femme auraient été légèrement blessés lors de l'intervention américaine
Nicolas Maduro et Cilia Flores seraient apparus au tribunal, lundi, avec des blessures visibles, selon ce que rapporte le média américain CNN.
L’avocat de la femme du président aurait mentionné au juge qu’elle a «subi des blessures importantes» lors de sa capture.
Pendant la comparution, des journalistes ont constaté que Nicolas Maduro aurait eu de la difficulté à s’asseoir et à se lever. Sur des croquis de Cour, on voit aussi ce qui semble être un pansement sur le front de Cilia Flores.

15h20 | «Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela», affirme la présidente par intérim
Lors d'une allocution à la télévision locale, la nouvelle présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a affirmé que son pays n'était gouverné par «aucun agent extérieur».
13h45 | De nombreux élus démocrates réclament la destitution de Donald Trump
À la suite de l'attaque au Venezuela, plusieurs élus démocrates ont pris la parole publiquement pour demander l'ouverture d'une procédure de destitution envers le président américain pour son geste.
La représentante du 6e district du Maryland, McClain Delaney, fait partie de ceux qui demandent à son parti de faire front commun sur cet enjeu.
«Je crois que le caucus démocrate doit considérer de façon imminente des procédures de destitution», a-t-elle mentionné dans un communiqué.
Lisez les détails en cliquant ici
13h30 | Les dirigeants du G7 auront une conversation téléphonique au sujet du Venezuela
Les ministres des Affaires étrangères du G7 doivent s'entretenir par téléphone ce mardi vers 14h «afin d'aborder les enjeux au Venezuela et en Ukraine», a-t-on appris de source diplomatique française.
Cette réunion des chefs de la diplomatie des États-Unis, de la France, du Canada, de l'Italie, de l'Allemagne, du Royaume-Uni et du Japon se tiendra à la demande de la France, qui préside le G7 depuis le 1er janvier, a précisé le Quai d'Orsay auprès de l'AFP.
13h20 | Trump reproche à Maduro d'avoir copié sa célèbre danse
«C'est un homme violent. Il se montre et il essaie un peu d'imiter ma danse», a déclaré le président américain.
Selon le New York Times, la Maison-Blanche a été particulièrement agacée par certaines des dernières apparitions publiques de Nicolas Maduro avant sa capture, pendant lesquelles le président vénézuélien dansait pour défier les menaces américaines au son d'extraits de l'un de ses discours, remixés avec de la musique électronique.
12h45 | Le procureur général du Venezuela demande à la justice américaine de «reconnaitre» son incompétence pour juger Maduro
Le procureur général du Venezuela Tarek William Saab a demandé d'un juge de New York qu'il «reconnaisse l'absence de compétence» du tribunal où est jugé pour narcotrafic et terrorisme le président déchu Nicolas Maduro, après sa capture par les États-Unis.
11h45 | Le Venezuela et Cuba publient les noms de 55 militaires tués lors de la capture de Maduro
Cuba a publié mardi les noms de 32 militaires tués lors de l'opération américaine à Caracas pour capturer le président Nicolas Maduro, peu après que l'armée vénézuélienne a de son côté diffusé l'avis de décès de 23 militaires.
La Havane, alliée de Caracas, avait annoncé que 32 membres des services de sécurité cubains avaient été tués lors de l'assaut américain, mais les autorités vénézuéliennes n'avaient jusqu'alors pas communiqué de bilan officiel des victimes.
L'opération américaine a été menée en quelques heures dans la nuit de vendredi à samedi avec près de 200 soldats et 150 appareils, selon le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.
11h30 | La présidente du Mexique exhorte les États-Unis à «un procès équitable» de Maduro
«Maintenant que le président Maduro est détenu, ce que l'on demande, c'est un procès équitable, comme toujours (...) en toutes circonstances, et dans celle-ci en particulier, car il faut que la justice soit rapide et équitable", a déclaré la présidente mexicaine de gauche Claudia Sheinbaum pendant sa conférence de presse matinale.
10h45 | «Ces gens sont un vrai désastre», affirme Donald Trump à l'endroit des manifestants à New York.
Le président américain a insulté mardi les personnes qui ont manifesté au cours des derniers jours à New York contre l'opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela.
«Où est-ce qu'ils trouvent ces gens? a-t-il mentionné. Ces gens sont un vrai désastre. Je sais que ce n'est pas gentil de dire ça, mais ces gens sont un vrai désastre. Ce sont les gens les plus laids que je n'ai jamais vu. Ils sont tous payés. Ils ne savent quoi de quoi ils parlent.»
10h15 | «Personne d'autre n'aurait pu parvenir à réaliser cette attaque», dit Donald Trump
Lors d'une allocution devant les élus républicains du Congrès américain, le président Donald Trump a vanté l'opération militaire de samedi au Venezuela.
«Les États-Unis ont une fois de plus prouvé qu'ils ont les militaires les plus forts, les plus sophistiqués et les plus craints, a-t-il dit. Personne d'autre n'aurait pu y arriver.»
«C'était tellement complexe, 152 avions, plusieurs personnes sur le terrain, a-t-il ajouté. Personne n'a été tué, mais malheureusement, de l'autre côté, plusieurs personnes ont été tuées, des soldats, des Cubains surtout. Ils savaient qu'on arrivait.»
Il a également indiqué que l'approvisionnement en électricité à Caracas avait été interrompu avant l'intervention militaire.
«C'est là qu'ils ont compris que quelque chose ne tournait pas rond, a-t-il affirmé. Il n'y avait pas d'électricité. Les seules personnes avec des lumières étaient ceux avec des chandelles. On les a pris par surprise, c'était merveilleux tactiquement.»
8h15 | L'opposante Machado dit vouloir retourner «le plus vite possible» dans son pays
Maria Corina Machado, cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi prévoir de revenir «le plus vite possible» dans son pays, deux jours après la capture du président Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine.
«Je prévois de retourner au Venezuela le plus vite possible», a-t-elle déclaré dans un entretien à la chaîne américaine Fox News, au cours duquel elle a détaillé son projet politique pour le pays - même si Donald Trump ne la soutient pas pour en prendre la tête.
Sans indiquer l'endroit où elle se trouve, Maria Corina Machado a aussi vivement critiqué Delcy Rodriguez, investie lundi présidente par intérim du Venezuela, estimant qu'elle était «l'une des principales architectes de la torture» imputée au gouvernement de Caracas.
Mme Rodriguez a indiqué sa volonté de coopérer avec Washington, mais Mme Machado estime qu'elle est «rejetée» par les Vénézuéliens.
«Lors d'élections libres et équitables, nous gagnerons avec plus de 90% des voix, je n'ai aucun doute là-dessus», a clamé l'opposante.
Se félicitant de l'opération américaine au Venezuela, la lauréate du Nobel de la Paix 2025 a qualifié d'«historique» l'action de Donald Trump et affirmé vouloir «remettre» et «partager» son prix avec le président américain.
«J’aimerais pouvoir lui dire personnellement que nous pensons, nous le peuple vénézuélien - car c’est un prix du peuple vénézuélien - que nous voulons absolument le lui remettre et le partager avec lui. Ce qu’il a fait est historique. C’est un immense pas vers une transition démocratique», a-t-elle dit.
Donald Trump avait disqualifié samedi Maria Corina Machado pour prendre la tête du pays à la place de Nicolas Maduro, estimant qu'elle «ne (bénéficiait) ni du soutien ni du respect au sein de son pays».
Il a écarté toute élection au Venezuela dans les 30 prochains jours, estimant lors d'une interview à la chaîne américaine NBC que les États-Unis devaient «d'abord remettre le pays sur pied».
«Nous allons faire du Venezuela le centre énergétique des Amériques», a tout de même affirmé la lauréate du prix Nobel, avant de poursuivre: «nous allons apporter l'Etat de droit, nous allons ouvrir les marchés, nous allons avoir besoin de sécurité pour les investissements étrangers».
Tout en affirmant ne pas vouloir s'impliquer dans les affaires politiques d'autres pays, comme les États-Unis l'ont fait en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000, Donald Trump a clairement exprimé son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.
6h41 | «2026 va être dur, très dur»: la perte d'un allié sème l'inquiétude à Cuba
Les Cubains, déjà touchés par une grave crise économique, anticipent des jours encore plus difficiles après la chute du président Nicolas Maduro au Venezuela, proche allié de La Havane et jusque-là son principal fournisseur de pétrole.
Rentrer au pays? Si la question peut se poser pour les huit millions de Vénézuéliens ayant fui ces dix dernières années le marasme économique et la répression sous Nicolas Maduro, des exilés disent ne pas vouloir se précipiter pour rentrer dans un pays toujours gouverné par des chavistes.
5h10 | L'intervention américaine au Venezuela «a sapé un principe fondamental du droit international», dit l'ONU
L'ONU a exprimé mardi sa profonde inquiétude après l'intervention militaire américaine au Venezuela, avertissant qu'elle «a sapé un principe fondamental du droit international».
«Les Etats ne doivent pas menacer ou recourir à la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un autre Etat», a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani, lors d'un point de presse à Genève.
Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les États-Unis ont capturé samedi Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse, Cilia Flores, 69 ans, qui doivent répondre d'accusations de «narcoterrorisme» à New York.
De nombreux pays contestent la légalité de l'intervention américaine, présentée par les États-Unis comme une «opération de police».
«Les États-Unis ont justifié leur intervention en invoquant le bilan désastreux et de longue date du gouvernement vénézuélien en matière de droits de la personne», mais on ne peut contraindre à rendre des comptes en menant une «intervention militaire unilatérale en violation du droit international», a affirmé Mme Shamdasani.
Elle a par ailleurs souligné que le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme avait, depuis environ une décennie, régulièrement alerté sur «la détérioration continue de la situation au Venezuela».
«Nous craignons que l'instabilité actuelle et la militarisation accrue du pays résultant de l'intervention américaine ne fassent qu'aggraver la situation», a-t-elle indiqué.
0h | Une coupure du pétrole vénézuélien pour Cuba serait «dramatique», préviennent des experts
La qualité de vie déjà précaire de la population à Cuba pourrait être durement affectée par une chute du régime vénézuélien, en raison de la forte dépendance du pays au pétrole vénézuélien, préviennent des experts
Découvrez les origines de la doctrine Monroe, ce discours vieux de 200 ans que Donald Trump à remis au goût du jour pour justifier l'intervention militaire au Venezuela.