LPHF: «Ça fait encore mal» -Marie-Philip Poulin

Mylène Richard
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Trois jours après l’élimination de la formation montréalaise de la LPHF, les larmes avaient disparu, mais la douleur n’en était pas moins intense.
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«Ça fait encore mal. On est toutes compétitives et on voulait se rendre à la fin. Au début de l’année, on avait mentionné qu’on voulait remporter un championnat. Ça fait partie du processus. On a ce que ça prend éventuellement», a assuré Marie-Philip Poulin, vendredi, lors du bilan de fin de saison de son club.
«Ça crève le cœur de voir les autres équipes continuer à jouer», a admis la défenseure Catherine Daoust, qui a raconté que le retour de Boston en autobus a été plutôt long et calme, agrémenté par un arrêt pour de la restauration rapide.

«Nos trois meilleurs matchs»
La conclusion n’a pas été celle souhaitée dans le camp de Montréal, après avoir perdu trois fois en prolongation lors de la demi-finale face à Boston.
«C’est une question de pouce. Aucune des deux équipes n’a commis d’erreurs majeures», a analysé l’attaquante Kristin O’Neill, qui s’ennuiera de patiner tous les jours.
«Nos meilleurs matchs ont été les trois derniers, a noté la directrice générale, Danièle Sauvageau. La même performance aurait pu nous faire gagner trois fois.»

Manque de profondeur
La DG a rappelé que ses joueuses blessées avaient raté 60 parties, incluant les séries. Face à Boston, l’arrière Dominika Laskova et les avants Ann-Sophie Bettez, Kennedy Marchment et Sarah Bujold n’ont pu enfiler l’uniforme bourgogne, sans compter que Sarah Lefort a été suspendue pour une rencontre, dévoilant le manque de profondeur de la formation. L’entraîneuse-chef a ainsi surutilisé ses meilleurs atouts, dont Erin Ambrose qui a joué 61 min 33 s à la ligne bleue lors du deuxième duel qui s’est soldé lors de la sixième période.
«Notre plan nous a donné une chance de gagner. Nous avons affronté une excellente gardienne [Aerin Frankel, auteure de 141 arrêts]. Boston a profité de bonds favorables et a capitalisé sur ses opportunités, contrairement à nous», a résumé Kori Cheverie.

Sauvageau a aussi tenu à préciser que d’autres raisons peuvent expliquer que certaines joueuses n’aient pratiquement pas touché à la glace, mais que les «contextes resteront à l’interne».
L’été s’annonce chargé pour Sauvageau avec le repêchage en juin et le marché des joueuses autonomes. Pendant ce temps, les athlètes se remettront de leurs émotions, se reposeront et certaines se marieront, comme Poulin et Laura Stacey.
