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«C’est un mur de briques» – Marie-Philip Poulin

La capitaine de Montréal a ainsi décrit la gardienne de Boston

La gardienne Aerin Frankel a été la meilleure joueuse pour Boston lors des deux premiers matchs de la demi-finale, présentés à la Place Bell de Laval.
La gardienne Aerin Frankel a été la meilleure joueuse pour Boston lors des deux premiers matchs de la demi-finale, présentés à la Place Bell de Laval. Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-05-13T22:40:23Z

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Les joueuses de la formation montréalaise de hockey féminin ont profité d’une bonne journée de repos après avoir disputé presque l’équivalent de deux matchs samedi soir. Elles ont récupéré afin de faire face à l’élimination, mardi.

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Elles n’ont pas compté les heures de sommeil dimanche, «prenant soin de [leur corps] et de [leur] tête», comme l’a dit Marie-Philip Poulin. Des bains froids et chauds ont aussi contribué à remettre les athlètes sur pied.

Montréal «n’aura rien à perdre», selon Kristin O’Neill, contre Boston, qui s’est sauvée avec deux gains de 2 à 1 en prolongation dans cette demi-finale. Sans compter qu’Aerin Frankel, la deuxième étoile de la semaine dans la LPHF, a déjà réalisé 109 arrêts.

«C’est un mur de briques présentement, a admis Poulin en parlant de la cerbère américaine après un léger entraînement lundi, à l’Auditorium de Verdun. [...] On tire de l’arrière 2 à 0 dans la série, mais tout est possible.»

O’Neill est la seule qui a déjoué Frankel.

«Je ne dirais pas qu’elle joue dans notre tête. Elle est talentueuse, tout comme nos gardiennes. Il faut simplement trouver une façon de la déjouer de différentes manières», a dit la petite attaquante.

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«Frankel n’a pas fait la différence quand nous avons raté des filets ouverts, a nuancé l’entraîneuse-chef, Kori Cheverie. Leur défensive a le mérite de l’avoir bien protégée.»

Le désespoir

Sa troupe a dominé, selon elle, sept des neuf périodes de cette série. La première défaite a été difficile à diriger, mais la seconde, en troisième prolongation à la Place Bell, est «rentrée dedans», d’après Poulin.

«Il n’y a rien à changer spécifiquement, à part de travailler plus fort, a soutenu la capitaine, résiliente. [...] Nous allons jouer avec l’énergie du désespoir, bloquer des lancers, être robustes et rapides. Nous sommes satisfaites des deux premiers matchs et allons y ajouter 1% d’extra.»

Ce n’était pas la première fois que Poulin disputait une partie nécessitant six engagements. En 2012, avec l’Université de Boston, elle avait affronté Cornell en quarts de finale.

«On avait perdu aussi...», s’est rappelée Poulin, qui était sur la patinoire quand Lauriane Rougeau avait inscrit le but victorieux.

Les talons hauts d’Erin

S’il y en a une qui avait besoin de repos, c’est bien Erin Ambrose. Le temps de jeu de la défenseure a été de 61:33 samedi. Grâce aux conseils de la responsable du conditionnement physique, Vicki Bendus, elle se tenait sur ses deux jambes lundi.

«Le pire a été de quitter l’aréna en talons hauts! Ça ne me tentait pas du tout. Je vais sûrement les garder dans leur boîte à l’avenir», a lancé Ambrose.

«Je lui lève mon chapeau, parce qu’il y a deux ans, elle n’aurait probablement pas pu faire ça. Ça démontre tout le travail et les efforts qu’elle a mis», a mentionné Cheverie, qui a justifié la sous-utilisation de certaines joueuses par le fait que les duels étaient âprement disputés.

▶ Ann-Renée Desbiens et Laura Stacey ont obtenu un congé d’entraînement lundi. Sarah Bujold portait un chandail jaune, ne pouvant pas encaisser de contact.

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