Louis Crevier profite pleinement de ses premières semaines avec les Blackhawks: «Je trippe en ce moment»

Jonathan Bernier
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CHICAGO | Quand une équipe est en reconstruction, elle aligne habituellement plusieurs recrues. Les Blackhawks ne sont pas étrangers à cette réalité avec sept joueurs qui font leurs premiers pas dans la LNH.
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Curieusement, dans le vestiaire de l’ancienne équipe de Patrick Kane, on assiste aux deux extrêmes. D’un côté, Connor Bedard, tout premier choix du repêchage de 2023. De l’autre, Louis Crevier, 188e sélection (7e ronde) de l’encan de 2020.

En raison des nombreux blessés à la ligne bleue des Hawks, le défenseur de 22 ans a été invité à rejoindre le grand club au tout début du mois de décembre. Depuis, incluant celui contre le Canadien, il a disputé neuf des dix derniers matchs de l’équipe.
«Les deux dernières semaines ont roulé tellement vite. Je trippe en ce moment, c’est le fun. Je ne sais pas ce qui va se passer, on a beaucoup de blessés, donc ça me permet de jouer contre de bons joueurs. Quand tu joues contre [Connor] McDavid, [Nathan] MacKinnon et [Alex] Ovechkin, c’est spécial.»
Face à McDavid
Et il semble bien se débrouiller. Il faut dire qu’un gabarit de 6 pieds 8 pouces auquel on ajoute la longueur d’un bâton d’au moins six pieds, ça force l’adversaire à faire un grand détour avant de se rendre au filet.
«Louis utilise sa portée à son avantage. McDavid a beau être rapide, je ne sais pas s’il peut contourner un joueur de 6 pi 8 qui joue avec un bâton aussi grand», a lancé Luke Richardson, l’entraîneur-chef des Blackhawks.
Le patineur de 22 ans, originaire de Québec, lui, n’a pas pris de risque.
«Contre McDavid, c’était quelque chose. En deuxième, il a fait une boucle et avant de prendre sa vitesse. J’ai reculé un peu plus pour ajuster ma distance. Ce sont vraiment de belles expériences», a expliqué Crevier, visiblement encore émerveillé par cette rencontre.
Il faut dire que l’ancien des Saguenéens et des Remparts n’a pas encore eu le temps de redescendre de son nuage. Comme il l’a lui-même rappelé, l’équipe joue aux deux soirs.
«Je vais profiter de la pause de quelques jours [pour réaliser ce qui lui arrive].»
Progression rapide
On peut comprendre l’athlète originaire de Québec de se pincer chaque matin que le Bon Dieu amène. Quand on est un choix de septième tour, on ne s’attend pas nécessairement à faire le saut dans la LNH après une saison et quart dans les rangs professionnels.
Surtout pour un défenseur, position au développement le plus lent, de l’avis de plusieurs hommes de hockey.
«Il a joué un an de plus au niveau junior. Parfois, ça aide d’être dominant à un niveau inférieur. De plus, il reconnaît ses qualités et ce qui le rend efficace. Souvent, c’est ça que les jeunes défenseurs ont de la difficulté à cerner», a souligné Richardson.
Le travail accompli pour s’ajuster rapidement à la réalité de «jouer contre des monsieurs» n’est pas étranger à ce rappel rapide. Ce qui est tout à son honneur.