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L’ordre international bousculé avant même l'entrée en poste de Donald Trump

Photo d'archives, AFP

AFP

2025-01-18T05:00:00Z

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Donald Trump n’est pas encore le 47e président des États-Unis qu’il a déjà bousculé l’ordre international en malmenant ses alliés européens et canadiens, mais la politique traditionnelle américaine de rivalité et d’hostilité contre la Chine et la Russie devrait se poursuivre, estiment des experts.

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De même au Proche-Orient et en matière multilatérale, des spécialistes parient sur une certaine continuité entre les administrations Biden et Trump.

Robert Benson, du centre d’analyse Center for American Progress, pense que Donald Trump a déjà eu raison de continuer d’«identifier les menaces que posent une Russie revancharde et une Chine expansionniste», dans le sillage du président sortant Joe Biden.

Mais Donald Trump «est complètement à côté de la plaque en se mettant à dos nos alliés, en poussant les Européens à prendre leurs distances avec les États-Unis», tacle M. Benson.

Il faut dire que M. Trump enchaîne les déclarations tonitruantes. Il a menacé d’annexer le Groenland, lancé que le Canada devrait être le 51e État américain et averti que Washington pourrait reprendre le contrôle du canal de Panama.

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Lors de son premier mandat, le républicain au comportement imprévisible, était entouré de ceux que la presse avait surnommés les «adultes dans la pièce»: ses conseillers à la Maison-Blanche et secrétaires d’État et ministres de la Défense.

Pour la nouvelle administration Trump, Mike Waltz et Marco Rubio, les futurs conseillers à la sécurité nationale et secrétaire d’État sont considérés comme des républicains plus modérés et habiles que d’autres futurs ministres trumpistes.

Ne pas abandonner l’Ukraine

Lundi, en dressant son bilan, le président sortant, Joe Biden a jugé que les États-Unis étaient «en tête dans la compétition internationale» et ne seraient «jamais» supplantés par la Chine.

Il a aussi plaidé pour ne «pas abandonner» l’Ukraine, alors que son successeur a menacé d’interrompre le soutien militaire.

Mais alors que M. Trump avait promis de mettre fin à la guerre «en 24 heures», il n’est plus aussi affirmatif. Son futur émissaire pour l’Ukraine, Keith Kellogg, est un militaire retraité respecté, et Mike Waltz a évoqué une poursuite de l’aide à Kyiv pour lui garantir une meilleure position dans une négociation diplomatique.

Continuité

Des diplomates européens pensent ainsi qu’il pourrait y avoir une forme de continuité entre les diplomaties de MM. Biden et Trump.

Une députée italienne, Lia Quartapelle, s’est dite agréablement «surprise» par sa récente visite avec des parlementaires européens à Washington.

Les républicains américains rencontrés «avaient une idée précise des intérêts des États-Unis tout en étant ouverts à la discussion, à commencer par la poursuite du soutien à l’Ukraine», a-t-elle souligné.

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