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Avec le retour de Donald Trump vient le spectre des guerres commerciales

Photo d'archives, AFP

AFP

2025-01-18T05:00:00Z

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Que ce soit pour réduire l’immigration, le trafic de drogue ou protéger les industries américaines, Donald Trump dit avoir une réponse: utiliser les droits de douane, quitte à relancer des guerres commerciales.

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Avant même son entrée en fonction, le président élu a promis qu’il ferait pression, tant sur les alliés que sur les adversaires des États-Unis, ou sur des entreprises, afin de s’assurer de pouvoir mettre son programme en place.

Il a déjà menacé de droits de douane la Chine, mais aussi le Mexique et le Canada, deux pays pourtant théoriquement protégés par un accord de libre-échange signé durant son premier mandat et qu’il avait alors présenté comme le «meilleur possible».

L’objectif de ces annonces: faire pression sur Mexico pour lutter contre le trafic vers les États-Unis de fentanyl et forcer Ottawa à accepter un rééquilibrage des échanges commerciaux.

Il est même allé plus loin, menaçant le Canada d’utiliser «la force économique» et estimant qu’il devrait devenir le 51e État américain.

Autant d’annonces qui, si elles se concrétisaient, pourraient fortement déstabiliser l’économie mondiale tout en abîmant durablement les liens entre Washington et ses alliés.

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Hausse des coûts à prévoir

Les entreprises américaines se préparent de leur côté à toutes les éventualités, conscientes qu’elles pourraient faire l’objet de représailles, de la part de différents pays, si des droits de douane étaient mis en place. Elles craignent également une hausse des coûts, qu’elles devraient immanquablement reporter sur les prix.

«Je ne suis pas contre les droits de douane», notamment quand un pays tire les prix vers le bas, explique Mark Pascal, restaurateur dans le New Jersey. Mais son cogérant Francis Schott assure qu’ils craignent tous deux «que des taxes soient imposées sur les vins et spiritueux».

Donald Trump avait déjà employé l’arme des droits de douane lors de son premier mandat, notamment sur un large éventail de produits chinois alors qu’il voulait imposer à Pékin un accord pour rééquilibrer la balance commerciale entre les deux puissances.

Il avait aussi visé le secteur de l’acier et de l’aluminium afin de protéger l’industrie américaine, mais également des produits alimentaires européens, alors que Bruxelles et Washington s’attaquaient mutuellement devant l’Organisation mondiale du commerce pour leurs subventions à leur industrie aéronautique.

Menacer les États-Unis

Pour Joshua Meltzer, chercheur à la Brookings Institution, il fait peu de doute que M. Trump utilisera cette fois encore les droits de douane comme outil de négociation.

Mais la Chine a déjà pris les devants et l’UE est bien plus prête à y faire face, estime-t-il, car «les gouvernements sont tous arrivés à la conclusion qu’il était préférable pour eux de menacer (les États-Unis) de représailles, plutôt que de se plier» à leurs demandes.

Selon le chef économiste du cabinet EY, Gregory Daco, le risque existe que les droits de douane, et les autres mesures prévues, poussent l’économie mondiale vers une stagnation de la croissance économique avec une inflation élevée.

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