Canadien: «Une saison frustrante» -Brendan Gallagher
Brendan Gallagher s’est fracturé deux fois la même cheville

Jonathan Bernier
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Ralenti par les blessures lors de ses trois saisons précédentes, Brendan Gallagher s’est présenté au camp d’entraînement avec l’espoir de voir la malchance cesser de s’acharner sur lui. Son souhait aura été exaucé... pendant 14 matchs.
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« Je me suis fracturé une cheville en bloquant un tir contre les Canucks, a raconté Gallagher. J’ai essayé de jouer en dépit de la douleur pendant près d’un mois, mais j’ai dû arrêter. »
L’attaquant de 30 ans a raté les 13 rencontres suivantes avant de tenter un retour au jeu qui, finalement, n’aura pas duré plus que trois matchs.
« J’ai subi une fracture à la même cheville. Pourtant, quand tu te fractures un os, il est censé revenir plus solide, a-t-il indiqué. Peut-être que, finalement, je n’étais pas guéri complètement.
« Ce fut une saison très frustrante, a ajouté l’Albertain, limité à seulement 37 matchs. Je retire une grande fierté d’être présent pour mes coéquipiers. Cette année, je n’ai pas pu le faire. »
Une vieille mentalité
Cela dit, Gallagher reconnaît qu’il a probablement été l’artisan de son propre malheur. En tentant de revenir au jeu trop rapidement, il a fini par s’absenter encore plus longtemps.
« J’ai eu beaucoup de temps pour penser à ça. C’est difficile de changer son identité et d’abandonner ce en quoi on a toujours cru. Mais, à l’avenir, je serai possiblement plus honnête avec moi-même et plus intelligent. »
« Ce en quoi on a toujours cru », c’est cette habitude de vouloir jouer malgré une blessure, de résister à la douleur et aux signaux que notre corps nous envoie. Une façon de penser ancrée profondément chez la grande majorité des athlètes.
« C’est un état d’esprit difficile à décrire. En grandissant, on joue tellement souvent malgré des blessures. On se fait croire qu’on pourra guérir en même temps qu’on continue. Mais à mesure qu’on vieillit, ça devient probablement plus difficile. »
Toujours le même
Gallagher ne compte plus le nombre d’os qu’il s’est brisé au fil des ans. Mais il sait que la liste est longue.
Avec un corps aussi magané, on est en droit de se demander s’il sera en mesure de bien honorer les quatre saisons restantes de son contrat.
« Le bon côté, c’est que, cette saison, mon corps n’a pas eu à subir la lourdeur du calendrier. Je pourrai donc reprendre ma routine estivale rapidement. »
Même s’il a raté 104 matchs au cours des quatre dernières saisons, Gallagher assure qu’il sera le même joueur lorsque la prochaine campagne s’amorcera.
« J’ai joué d’une certaine manière toute ma vie et j’ai aimé jouer de cette façon. Pour aider une équipe à gagner, il y a plusieurs sacrifices à faire. J’ai accepté cette réalité il y a longtemps. Ça fait partie de la game. »