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Liverpool perd son trône

Agence France Presse

2020-11-08T19:25:29Z

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Liverpool n'est plus en tête de la Premier League au soir de la 8e journée, mais son match nul (1-1) à Manchester City dimanche lui permet de maintenir son avance sur son dauphin de la saison passée.

Avec 17 points, le champion en titre redescend à la 3e place du classement, devancé à la différence de buts par Tottenham et d'un point par Leicester, tous deux vainqueurs plus tôt dans la journée.

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Manchester City, de son côté, ne compte que 12 points mais avec un match en moins, et doit se contenter pour le moment d'une 11e place.

Le nul n'arrange vraiment personne entre deux équipes pour lesquelles les enjeux étaient asymétriques dans ce match: City avait besoin d'un bon résultat pour ne pas décrocher, alors que Liverpool espérait accroître son ascendant psychologique, après avoir outrageusement dominé son rival la saison dernière.

Les Reds se sont d'ailleurs avancés avec une mentalité très conquérante, manifestée dans un début de match impressionnant et par la composition de leur onze de départ.

Alors que la presse imaginait Jürgen Klopp en proie à des maux de tête pour savoir qui choisir entre son fidèle lieutenant brésilien Roberto Firmino et sa nouvelle bombe Diogo Jota, l'Allemand a résolu le problème en alignant les deux.

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Sa décision de sortir Firmino plutôt que Jota au moment de faire rentrer Xherdan Shaqiri (58e) laisse tout de même penser que la dynamique est favorable au Portugais, auteur d'un triplé contre l'Atalanta en Ligue des Champions, mardi.

Avec une organisation oscillant entre le 4-4-2 et le 4-2-4, et surtout en isolant totalement le cœur du jeu de leurs adversaires, composé de Ilkay Gündogan et Rodri, les Reds ont outrageusement dominé les 25 premières minutes.

Ce long temps fort a été concrétisé par un penalty pour une faute un peu bête de Kyle Walker sur Sadio Mané et transformé par Mohamed Salah (0-1, 13e), mais le peu d'actions nettes concédées par les Citizens restera une grosse satisfaction pour un secteur défensif qui n'a pas toujours été aussi solide.

Riposte presque immédiate

En faisant décrocher un de leur pivot, City a fini par trouver la parade pour créer un peu de verticalité dans son jeu et mieux exploiter le positionnement très écarté de Raheem Sterling ou Ferran Torres, tout en trouvant Kevin de Bruyne dans les 35 derniers mètres adverses.

La riposte a alors été presque immédiate, le Belge trouvant d'abord Sterling au deuxième poteau, mais le gardien de Liverpool, Alisson, s'est interposé brillamment (26e).

Cinq minutes plus tard, en revanche, « KDB » a trouvé Gabriel Jesus dans la surface, dont le premier contact, volontaire ou pas, a été un contrôle orienté du pied droit derrière sa jambe d'appui qui a mystifié Trent Alexander-Arnold, avant de se retourner et de marquer de près (1-1, 31e).

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Il s'agissait là de la 7e passe décisive de Kevin de Bruyne sur les quatre derniers matches de City.

Il aurait même pu être le héros du match s'il n'avait pas raté, dix minutes plus tard, le cadre sur un penalty accordé, après consultation de la VAR, pour une main de Joe Gomez, une maladresse rarissime venant du Belge.

Cela faisait plus de deux ans qu'un penalty n'avait même pas accroché le cadre en Premier League, et c'était déjà un tir de City contre Liverpool, raté par Riyad Mahrez à la 86e minute d'un 0-0 à Anfield.

La seconde période du match s'est révélée tendue et indécise, Liverpool semblant tout de même avoir plus de mal physiquement à finir la rencontre que son adversaire.

Elle ne s'est d'ailleurs pas terminée sans casse du côté des Reds puisque Alexander-Arnold a quitté le terrain après ce qui semble être une blessure musculaire au mollet gauche, une de plus dans une défense déjà privée de Virgil van Dijk, probablement pour la saison, et de Fabinho.

Occasions ratées pour la Juve et l'Inter

La Juventus et l'Inter Milan, les deux grands favoris pour le titre de champion, ont manqué dimanche une belle occasion de mettre au pas la concurrence en se faisant rejoindre en fin de match respectivement par la Lazio (1-1) à Rome et par l'Atalanta (1-1) à Bergame. 

La 7e journée de Serie A, avec cette double confrontation entre représentants italiens en Ligue des champions, offrait l'occasion de crédibiliser les ambitions du champion et du vice-champion en titre.

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Elle profite au contraire à Naples, qui remet un pied sur le podium (3e) grâce à une tête gagnante de Victor Osimhen à Bologne (1-0), et à l'AS Rome, 4e grâce aux trois buts de Henrik Mkhitaryan au Genoa (3-1).

En soirée, l'AC Milan peut accroître son avance en cas de succès sur le Hellas Vérone, trois jours après la gifle infligée par Lille (0-3) à San Siro en Ligue Europa.

Lazio avec le « coeur » 

La Juventus d'Andrea Pirlo a sans doute livré son match le plus abouti, dominatrice au milieu et rapidement devant grâce à Cristiano Ronaldo (6e but en Serie A, à un but de Zlatan Ibrahimovic), après un joli travail de Juan Cuadrado (15e).

Mais il lui a manqué quelques secondes pour contenir une Lazio abonnée aux fins de matches renversantes et sauvée une nouvelle fois par Felipe Caicedo (90+5e).

« On savait que quelque chose pouvait arriver en fin de match, la Juve s'était un peu arrêtée de jouer », a lâché le héros du jour, en l'absence du buteur Ciro Immobile, pour cause de Covid-19.

L'attaquant équatorien avait déjà arraché un point cette semaine en Ligue des champions face au Zenit Saint-Pétersbourg (1-1) et offert une victoire inespérée aux Romains la semaine dernière face au Torino (4-3).

« On a joué comme la Juve pendant 93 minutes et 45 secondes, solides en défense, un bon jeu et aucune occasion concédée... Et puis on a pris ce but pour avoir été trop légers », a pesté le défenseur turinois Leonardo Bonucci.

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Pirlo, malgré tout « satisfait » du contenu, regrettera les balles de 2-0 manquées par Ronaldo juste avant la pause (un poteau et un coup franc repoussé par Reina) avant de sortir en fin de match, touché à la cheville droite.

Lukaku pas suffisant

L'ambitieuse Inter d'Antonio Conte n'en a pas profité, punie elle aussi pour ne pas avoir su tuer le match à Bergame.

Au but de Lautaro Martinez de la tête (58e) pour l'Inter Milan a répondu celui de la recrue bergamasque Alekseï Miranchuk (79e). Mais la « Dea » peut remercier son gardien Marco Sportiello, décisif coup sur coup face à Arturo Vidal puis Nicolo Barella (65e). 

Le duel entre les deux grands déçus italiens de la semaine en Ligue des champions (défaite contre le Real Madrid pour l'Inter et face à Liverpool pour Bergame) a confirmé les difficultés des Milanais (7e), dont le rythme reste loin des objectifs (une seule victoire en huit matches).

Le retour de blessure de Romelu Lukaku, entré pour un quart d'heure, n'a pas suffi.

« C'était plutôt un bon match, on n'a manqué ni de caractère ni d'organisation contre un adversaire très fort », a voulu positiver Antonio Conte. 

Naples et Rome profitent

Avec sa victoire à Bologne, Naples (3e, 14 pts) revient sur le podium à un point du dauphin Sassuolo, en dépassant au passage la Juve (5e, 13 pts) et l'Atalanta (6e, 13 pts). Une bonne opération signée Osimhen, d'une tête imparable sur un centre de Lozano (23e). La VAR a refusé un second but aux Napolitains qui ont souffert sans craquer en fin de match, grâce à un impeccable Ospina dans les buts.

La Roma (4e, 14 pts), étincelante ces temps-ci, fait elle un bond de quatre places après sa nette victoire, acquise sur le terrain du Genoa, sans son attaquant Edin Dzeko, positif au Covid-19.

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